TT33, salle III : une antichambre inspirée des pyramides

Avec les salles IV et III.a, la salle III forme un ensemble qui évoque les appartements d’une pyramide royale de l’Ancien Empire. Padiaménopé reprend ici des textes et une organisation spatiale beaucoup plus anciens que sa propre tombe.

Une architecture qui cite un modèle ancien

Le rapport de 2021 associe la salle III à l’antichambre, IV à la chambre funéraire et III.a au serdab d’une pyramide à textes. Il s’agit d’une évocation architecturale, et non de l’identification de TT33 comme une pyramide.

Ce rapprochement explique pourquoi l’annexe III.a doit figurer dans l’inventaire. Elle fait partie de la lecture de cet ensemble, même lorsqu’elle ne livre pas de décor inscrit.

Les textes reconnus en 2021

Bernard Mathieu a poursuivi les relevés des Textes des Pyramides. Sur la paroi sud de III, les colonnes 26 à 32 conservent la fin de TP 268. La paroi nord, colonnes 1 à 32, comporte les séquences TP 269–272 et 302–304. Ces références désignent des unités du corpus moderne ; elles permettent de comparer les versions sans supposer une copie uniforme.

Le passage vers IV porte la désignation IV.1 dans les rapports. Son étude a également conduit à revoir certaines identifications anciennes : un texte autrefois rapproché des Textes des Sarcophages doit être compris comme une variante d’une formule des Textes des Pyramides.

Ce que raconte cette antichambre

L’ancienneté des compositions fait partie de leur autorité. Leur réemploi dans la tombe d’un prêtre-lecteur de la Basse Époque met en relation une mémoire royale et une destinée personnelle.

Il faut cependant distinguer la reconnaissance d’un modèle de toute affirmation sur les intentions exactes du commanditaire. La distribution des textes et l’architecture fournissent des indices ; leur lecture demeure un travail de comparaison.

Sources et repères

Rapport 2021, § 49–54, notamment p. 26 ; BSFE, fig. 1.

Traunecker et Régen, BSFE 193–194, 2016 · Rapport de la campagne 2021