L’annexe III.a est explicitement nommée dans le plan de TT33. Le rapport de 2021 la décrit comme anépigraphe : elle ne porte pas de textes inscrits, mais sa place dans l’architecture lui donne un rôle dans la compréhension du monument.
Une pièce à lire avec III et IV
Les trois espaces forment, selon Bernard Mathieu, une évocation des appartements d’une pyramide à textes de l’Ancien Empire. III correspond à l’antichambre, IV à la chambre funéraire et III.a au serdab.
Cette correspondance est une interprétation architecturale appuyée sur l’ensemble du dispositif. Elle ne permet pas d’affirmer qu’une statue précise était installée dans l’annexe de TT33, ni d’en reconstituer un mobilier absent de la documentation consultée.
L’absence de texte est une information
Dans un monument célèbre pour ses inscriptions, une pièce sans décor épigraphique ne doit pas être oubliée. Le parcours associe des surfaces écrites et des volumes qui prennent sens par leur relation aux salles voisines.
Il n’y a donc pas lieu de remplir cette annexe d’une traduction imaginaire ou d’une composition empruntée à une autre salle. Son article explique l’organisation de l’ensemble, au lieu de lui attribuer artificiellement un corpus.
Pourquoi conserver la désignation III.a ?
Le suffixe indique une annexe dans le relevé, distincte de la salle III. Notre carte et la navigation du dossier conservent cette désignation afin que le lecteur puisse revenir aux publications sans ambiguïté.
Sa présence rappelle aussi que l’écart entre les comptages de 22 et 23 espaces ne peut être résolu en ajoutant automatiquement le porche : il faut d’abord connaître la convention adoptée par chaque auteur.
Sources et repères
Rapport 2021, p. 26, § 49–50 ; BSFE, fig. 1, p. 54.
Traunecker et Régen, BSFE 193–194, 2016 · Rapport de la campagne 2021