En quelques mots
À l'entrée du Fayoum, El-Lahoun réunit la pyramide de Sésostris II, souverain de la XIIe dynastie, et les vestiges d'une grande ville du Moyen Empire. La ville est souvent appelée « Kahoun » depuis les fouilles de Flinders Petrie ; son nom antique était probablement Hetep-Senousret. La pyramide, fortement érodée, ne conserve plus son profil originel. Le site permet cependant d'observer un complexe royal et une agglomération associée, dont les histoires ne se limitent pas au règne du fondateur.
Ce que l’on découvre
Le complexe pyramidal comprenait des temples, notamment un temple de vallée situé près de la ville. Celle-ci abritait des personnes engagées dans la construction, l'administration et, ensuite, le culte du roi défunt. Ses rues, ses maisons et de nombreux objets de la vie quotidienne montrent une organisation urbaine bien plus développée qu'un simple campement provisoire. Les secteurs fouillés ne représentent toutefois pas forcément tous les habitants ni toutes les périodes d'occupation.
Son histoire
Les papyrus d'El-Lahoun sont une source exceptionnelle sur la fin du Moyen Empire. Des comptes liés au culte de Sésostris II, trouvés près du temple de vallée, datent surtout des règnes de Sésostris III et d'Amenemhat III. D'autres manuscrits, recueillis dans la ville, comprennent lettres, listes, documents administratifs, textes mathématiques ou médicaux. Leur variété ne signifie pas que chaque texte ait été rédigé au moment où la pyramide fut bâtie : plusieurs générations utilisèrent la ville et ses institutions.
Pourquoi ce lieu compte
El-Lahoun associe donc architecture royale, habitat et archives écrites. Les fouilles de la fin du XIXe siècle ont livré beaucoup d'objets, mais les lieux exacts de découverte de plusieurs pièces n'ont pas été enregistrés selon les normes actuelles.
