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El-Lahoun, pyramide de Sésostris II et ville de Kahoun : fiche complète

Planche interprétative consacrée à El-Lahoun, pyramide de Sésostris II et ville de Kahoun
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

El-Lahoun se trouve à l'entrée du Fayoum, où le désert rejoint les terres cultivées. La pyramide de Sésostris II et une vaste ville de la fin du Moyen Empire occupent le même paysage. « Kahoun » est le nom utilisé par Flinders Petrie pour la ville ; UCL rappelle que le nom antique était probablement Hetep-Senousret. Le terme El-Lahoun peut désigner l'ensemble du site, sa nécropole ou la localité moderne. Cette précision évite de traiter ville et pyramide comme un seul bâtiment ou d'attribuer toute l'occupation au bref règne de Sésostris II. Le complexe royal comprenait une pyramide et des espaces cultuels, dont un temple de vallée proche de la ville. Les fragments de relief et de pyramidion documentent une partie du décor perdu. La superstructure de la pyramide est aujourd'hui fortement ruinée, tandis que les annexes n'ont survécu que de façon fragmentaire. La présence d'une ville à proximité éclaire les besoins de construction et de culte, mais un lien fonctionnel général ne donne pas le nom ni le métier de l'occupant de chaque maison. Les restitutions architecturales doivent rester liées aux relevés publiés.

Présentation générale

La ville est l'un des grands ensembles d'habitat du Moyen Empire étudiés archéologiquement. Des maisons de tailles différentes, des rues, des outils et des objets domestiques renseignent sur l'organisation sociale et le travail quotidien. UCL souligne qu'elle fut déblayée dès 1889, à un moment où la provenance précise des objets n'était consignée que pour une minorité d'entre eux. Cette limite affecte les études de répartition des activités. Une maison dessinée dans

Monuments et vestiges

L'occupation ne s'arrêta pas à la mort de Sésostris II. Les papiers d'administration du culte royal retrouvés dans un dépôt au nord du temple de vallée datent surtout des règnes de Sésostris III et d'Amenemhat III. Ils témoignent de la gestion des biens et des équipes chargées du culte. Les manuscrits trouvés à travers la ville couvrent la fin de la XIIe et le début de la XIIIe dynastie. Cette distinction de provenance et de date empêche de transformer les archives en journal direct du chantier initial de la pyramide.

Chronologie et phases de construction

Les papyrus comprennent des comptes, des listes, des lettres et des textes spécialisés, notamment mathématiques et médicaux. Ils ouvrent une fenêtre rare sur l'administration et la vie sociale. Ils ne sont pourtant pas représentatifs de toutes les personnes de la ville : les écrits conservés dépendent des usages du papyrus, des hasards de conservation et des pratiques de fouille. Les fragments ont souvent été déplacés et sont aujourd'hui répartis entre collections. Toute affirmation précise doit renvoyer au texte édité et à son contexte, pas seulement au nom général « papyrus de Kahoun ».

Histoire et fonctions

La ville peut être qualifiée de ville liée à la pyramide, notamment parce qu'elle accueillait des agents du culte funéraire royal. L'expression « ville des ouvriers » ne résume pas ses fonctions ultérieures ni la diversité de ses habitants. UCL rappelle que les villes pyramidales du Moyen Empire ont une ampleur différente des petits groupes de maisons connus près de certaines pyramides de l'Ancien Empire. À El-Lahoun, la dimension de l'habitat et les documents administratifs rendent visible une institution durable autour du roi mort.

Fouilles et histoire de la recherche

Petrie fouilla la ville et le complexe à partir de la fin des années 1880, puis d'autres campagnes eurent lieu au début du XXe siècle. Les découvertes comprennent la nécropole, les bâtiments royaux, les quartiers et des objets de dates différentes. La documentation ancienne reste fondamentale, mais elle doit être relue avec les limites de ses méthodes. Un objet étiqueté « Kahoun » peut provenir de la ville, d'un remblai ou d'un autre secteur : l'inventaire détaillé est nécessaire pour le replacer dans un contexte de maison ou de culte.

État de conservation et questions de recherche

Sources principales

Sources principales : UCL, « Lahun in the Middle Kingdom », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/lahun/mk.html ; « The Lahun Papyri », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/lahun/papyri.html ; « Lahun town », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/lahun/town/index.html ; « Pyramid complex of Senusret II », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/lahun/pyramid.html ; « Pyramid towns », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/pyramids/town.html ; « Lahun », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/lahun/index.html (consultées le 27 septembre 2026).

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