En quelques mots
Dans le Fayoum, Biahmu conserve les bases de deux statues colossales d'Amenemhat III, roi de la XIIe dynastie. Ce qui attire aujourd'hui l'attention n'est plus la hauteur des sculptures, mais les deux plateformes de pierre et les vestiges d'enceintes qui les entouraient. Les statues, taillées dans le quartzite, ont été détruites ; des fragments furent retrouvés lors des recherches de Flinders Petrie en 1888. Quelques-uns sont encore sur place, d'autres ont rejoint des musées.
Ce que l’on découvre
Les deux monuments formaient une présence royale imposante dans le paysage du Fayoum, région où Amenemhat III fit aussi bâtir à Hawara et à Médinet Madi. Leur fonction exacte et leur mise en scène doivent être étudiées à partir des fondations et des fragments. Les bases ne permettent pas de restituer avec certitude la hauteur, la pose, la décoration ni l'apparence complète de chacune des statues.
Son histoire
Les images modernes montrant deux statues entières sont donc des restitutions. À Biahmu, il faut distinguer les pierres encore en place, les fragments identifiés et l'élévation supposée. UCL décrit deux plateformes, chacune entourée d'un mur. Ces vestiges suffisent à démontrer l'échelle du projet, sans imposer un tracé précis des abords antiques ou une relation assurée avec un ancien niveau de lac.
