En quelques mots
À Hawara, près de l'entrée du Fayoum, Amenemhat III fit édifier une seconde pyramide après un premier projet à Dahchour. Les études la considèrent généralement comme sa sépulture. Sa masse de brique crue est aujourd'hui très dégradée ; le parement et la plupart des dépendances ont disparu. Elle appartenait à un grand complexe funéraire dont les vestiges se lisent à travers des fondations, des blocs et des sculptures plutôt qu'à travers un temple encore debout.
Ce que l’on découvre
Le vaste édifice cultuel associé à la pyramide est souvent identifié avec le « Labyrinthe » admiré par des auteurs grecs bien après le Moyen Empire. Cette identification est vraisemblable, mais leurs descriptions tardives ne donnent pas un plan archéologique fiable et complet. Il serait trompeur de dessiner un dédale de salles avec des dimensions certaines. Les parties conservées montrent un complexe ambitieux, sans permettre d'en restituer chaque cour, pièce ou parcours.
Son histoire
Le site ne s'arrêta pas au règne du roi. Amenemhat III fut honoré comme figure divine dans le Fayoum à des périodes plus tardives. La nécropole de Hawara servit aussi à d'autres inhumations pendant des siècles. À l'époque romaine, elle livra de nombreux portraits peints fixés aux momies, souvent appelés « portraits du Fayoum ». Ces œuvres sont postérieures de plus d'un millénaire à la construction de la pyramide et ne font pas partie de son décor royal.
Pourquoi ce lieu compte
Hawara associe ainsi projet funéraire du Moyen Empire, mémoire tardive d'un roi et histoire d'une nécropole.
