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Karnak, temple d’Amon-Rê et agrandissements du Nouvel Empire

Illustration du site Karnak, temple d’Amon-Rê et agrandissements du Nouvel Empire
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

Karnak n'est pas un édifice construit d'un seul jet. Autour du sanctuaire d'Amon-Rê, déjà important au Moyen Empire, les rois du Nouvel Empire ont ajouté pylônes, cours, obélisques et salles. L'ensemble visible superpose donc des décisions prises sur plusieurs siècles.

Ce que l’on découvre

Hatchepsout fit élever des obélisques et participa à l'extension du temple. Thoutmosis III marqua l'axe méridional, notamment par le VIIe pylône, dont les inscriptions évoquent ses campagnes. Ces réalisations sont distinctes de la grande salle hypostyle, entreprise bien plus tard sous Séthi Ier et Ramsès II. Le temple était consacré au culte d'Amon-Rê et servait aux processions de la triade thébaine. Ses axes, portes et cours organisaient l'accès rituel. Une vue aérienne moderne montre toutes les phases ensemble, mais elle ne restitue pas l'expérience du visiteur d'une seule époque.

Son histoire

Les inscriptions royales, les joints de maçonnerie et les blocs remployés permettent d'attribuer des interventions. Le CFEETK étudie les VIIe et VIIIe pylônes, les décors et leurs reprises. Une scène gravée par un roi peut aussi avoir été restaurée ou usurpée plus tard. L'agrandissement traduisait puissance royale et investissement religieux. Il ne faut toutefois pas attribuer chaque mur de Karnak à Hatchepsout ou à Thoutmosis III. Le noyau antérieur, les ajouts ramessides et les campagnes tardives doivent être lus séparément.

Pourquoi ce lieu compte

Le temple est aujourd'hui un site archéologique conservé et restauré. Les travaux modernes donnent accès aux parties anciennes mais modifient l'apparence de certains secteurs. Pour une chronologie précise, les relevés du CFEETK priment sur une perspective illustrative.