En quelques mots
Oxyrhynque, l’actuelle El-Bahnasa en Moyenne-Égypte, fut une ville importante à l’époque ptolémaïque puis romaine et byzantine. Elle est mondialement connue pour ses papyrus, découverts surtout dans d’anciens dépotoirs. Cette célébrité documentaire ne doit pas masquer son habitat, ses lieux de culte et ses nécropoles.
Ce que l’on découvre
Les vestiges urbains sont en partie recouverts par la ville moderne. Les zones funéraires ont livré des tombes de plusieurs époques ; les dépotoirs contenaient lettres, comptes, textes littéraires et documents administratifs. Un papyrus trouvé dans un amas de déchets ne localise pas automatiquement le bâtiment où il fut écrit.
Son histoire
Les textes montrent la vie d’une cité provinciale reliée au pouvoir lagide puis romain. Ils révèlent écoles, transactions et pratiques religieuses, mais reflètent ce qui fut écrit, jeté et conservé par le climat. Les habitants sans archives y sont moins visibles. Les documents s’étendent du IIe siècle avant notre ère au VIIe siècle après ; une fiche classée à l’époque ptolémaïque doit donc distinguer les textes et monuments plus tardifs. Des éditions savantes identifient date et langue de chaque pièce.
