Identification et localisation
Oxyrhynque, aujourd’hui El-Bahnasa, se trouve en Moyenne-Égypte, sur la rive du Bahr Youssef, un bras du Nil à l’ouest du fleuve. La ville tire son nom grec d’un poisson, l’oxyrhynque, vénéré localement. Elle fut une capitale régionale importante aux époques gréco-romaine et byzantine.
Les papyrus
Entre 1896 et 1907, Bernard Grenfell et Arthur Hunt, pour l’Egypt Exploration Fund, fouillèrent les anciens dépotoirs de la ville et y recueillirent des centaines de milliers de fragments de papyrus. Documents administratifs, lettres, contrats, mais aussi œuvres littéraires grecques perdues et textes chrétiens anciens : ce fonds, publié depuis plus d’un siècle dans la série des Oxyrhynchus Papyri, éclaire la vie quotidienne d’une ville provinciale pendant près d’un millénaire.
Vestiges et nécropoles
La ville antique, largement détruite, conserve peu de monuments visibles. Depuis les années 1990, une mission de l’université de Barcelone fouille les nécropoles, où elle a mis au jour des tombes de la Basse Époque, des sépultures gréco-romaines et un édifice lié au culte d’Osiris.
Chronologie et fonctions
Occupée dès l’époque pharaonique, la ville se développa surtout après la conquête d’Alexandre, puis à l’époque romaine, avec un théâtre, des thermes et des temples. À l’époque byzantine, elle comptait de nombreuses églises et monastères. Les papyrus permettent de suivre ces transformations de manière exceptionnelle.
État de conservation et questions de recherche
Les plans anciens, les photographies et les fouilles récentes doivent être confrontés pour rattacher un document à un quartier ou à un édifice. Les recherches portent sur la topographie de la ville, sur les nécropoles et sur l’édition des papyrus, qui se poursuit à Oxford.
Sources principales
Sources (consultées le 28 septembre 2026) : Oxford, projet des papyrus d’Oxyrhynque.
