En quelques mots
À Gabal al-Tayr, dans le gouvernorat de Minya, une mission archéologique égyptienne a annoncé en juin 2026 la découverte d’une partie de nécropole prédynastique. Les sépultures reconnues sont attribuées aux phases Nagada II et III, à la fin du IVe millénaire avant notre ère. Elles montrent que ce lieu fut fréquenté pour les morts bien avant les périodes historiques qui ont laissé d’autres tombes dans le même secteur. L’étude du site est encore en cours : les résultats publiés sont pour l’instant préliminaires.
Ce que l’on découvre
Les fouilleurs ont signalé des inhumations en position repliée, accompagnées de restes de nattes végétales dégradées. À proximité de certaines tombes se trouvaient des poteries à partie supérieure noire, utiles pour situer les dépôts dans la chronologie de Nagada II et III. Ces éléments modestes racontent mieux les premières sépultures du site qu’une architecture monumentale. Dans le même secteur, deux tombes d’époque archaïque possèdent une construction différente et appartiennent à une phase postérieure. D’autres inhumations, individuelles ou collectives, datent de la Basse Époque. Tous ces vestiges ne doivent pas être rassemblés en une seule nécropole contemporaine.
Son histoire
La datation des sépultures prédynastiques repose notamment sur la céramique associée et sur la comparaison avec d’autres ensembles de la vallée du Nil. La position des défunts et les traces de nattes sont des observations de terrain ; le sens précis du geste funéraire reste à étudier. Les poteries à sommet noir ne sont pas une photographie d’une époque entière : leur forme et leur contexte doivent être décrits tombe par tombe. Le nombre total de sépultures, leur disposition et leur succession détaillée n’ont pas encore été publiés dans une monographie de fouille.
Pourquoi ce lieu compte
Gabal al-Tayr enrichit la carte des lieux funéraires prédynastiques en Moyenne-Égypte. Son intérêt vient aussi de la succession de plusieurs périodes sur un même terrain, qui permet d’étudier des changements de pratiques sur le long terme. Les découvertes de 2026 sont prometteuses, mais les conclusions sur l’organisation sociale, les échanges ou l’évolution de l’architecture demandent des plans, des inventaires et des datations publiés.
