En quelques mots
La pyramide de Pépy II se dresse à Saqqarah-Sud, au cœur du complexe funéraire du roi Néferkarê, souverain de la fin de la VIe dynastie. Son règne fut exceptionnellement long, mais sa durée exacte est discutée. La pyramide est accompagnée d'un temple et de monuments de reines. Elle appartient à la dernière grande phase des pyramides royales de l'Ancien Empire, dont les chambres reçoivent les Textes des pyramides.
Ce que l’on découvre
Un passage conduisait sous la pyramide aux espaces funéraires du roi. Les murs portaient des formules religieuses destinées à sa survie après la mort. À l'extérieur, le temple assurait les rites d'offrandes ; le complexe comprenait aussi un parcours d'accès depuis la vallée. Des pyramides de reines telles que celles de Neit, Ipout et Oudjebten ont été étudiées dans son voisinage. Chaque reine possédait son propre monument et ses propres inscriptions : il ne faut pas réduire leurs tombes à des annexes sans identité.
Son histoire
Gaston Maspero ouvrit la pyramide en 1881 et publia les premières inscriptions connues. Gustave Jéquier reprit les fouilles dans les années 1930, rassembla des blocs dispersés et proposa de nouvelles lectures. Depuis 2018, la Mission archéologique franco-suisse a repris l'étude des textes de Pépy II. Elle souligne que tous les passages n'ont pas encore fait l'objet d'un relevé photographique et d'une édition en fac-similé comparables à ceux d'autres pyramides royales. L'état de la recherche ne doit donc pas être présenté comme définitivement clos.
Pourquoi ce lieu compte
La longue histoire des fouilles montre combien le monument dépend aussi du travail de conservation et de documentation des pierres. La pyramide illustre la continuité des rites royaux à la fin de l'Ancien Empire, sans prouver à elle seule les causes des changements politiques qui suivirent.
