En quelques mots
La pyramide d'Ânkhnespépy II se trouve dans la nécropole des reines au sud-ouest de celle de Pépy Ier, à Saqqarah-Sud. Cette reine fut épouse de Pépy Ier puis de Mérenrê Ier, et mère de Pépy II. La Mission archéologique franco-suisse indique qu'elle assura la régence pendant les premières années du règne de son fils. Son monument est le plus vaste de la nécropole après celui du roi Pépy Ier.
Ce que l’on découvre
La pyramide avait une base d'environ 31,40 mètres. Elle était entourée d'un complexe doté d'une grande cour à portique, de pièces d'offrandes, d'une série d'environ vingt magasins et d'une petite pyramide satellite. Ces espaces servaient à organiser le culte de la reine et à conserver les objets nécessaires. Dans les appartements funéraires, des Textes des pyramides étaient gravés sur les parois. La mission a retrouvé près de 1 400 blocs inscrits au cours de plusieurs campagnes ; leur étude permet de restituer une partie du programme perdu.
Son histoire
La reine avait un sarcophage dont l'inscription lui donne le titre de « mère royale ». Son statut familial et politique explique l'ampleur de son monument, mais les détails de sa régence doivent être tirés des sources et non déduits du seul plan. Les textes funéraires étaient destinés à assurer sa survie posthume. Une édition scientifique de ces inscriptions a paru en 2024. Elle distingue les formules connues par ailleurs, leurs variantes et celles que l'on n'a pas retrouvées ailleurs.
Pourquoi ce lieu compte
Le monument montre que certaines reines de la fin de l'Ancien Empire avaient accès à un programme architectural et textuel très développé. Les éléments aujourd'hui visibles et les milliers de fragments ne constituent pourtant pas une salle intacte : le travail de restitution rassemble des pièces dispersées.
