En quelques mots
À Gebel el-Silsila, le Nil passe entre deux rives de grès longtemps exploitées comme carrières. Des blocs partis d'ici ont servi à bâtir des temples. Mais le lieu conserve aussi des chapelles, des inscriptions et des tombes : il raconte à la fois le travail de la pierre et la vie des personnes installées près du fleuve.
Ce que l’on découvre
Les fronts de taille portent encore des marques d'outils et des textes. Sur la rive ouest, un temple creusé dans la roche sous Horemheb voisine avec des chapelles de dignitaires et des monuments de rois plus tardifs. Sur la rive est, des tombes simples du Nouvel Empire ont livré des objets du quotidien et des parures. Tous ces vestiges n'appartiennent pas au même moment.
Son histoire
L'extraction du grès commence au moins au Moyen Empire et se poursuit pendant de nombreux siècles. Les sanctuaires et les inscriptions se multiplient au Nouvel Empire. Depuis 2015, une mission égypto-suédoise étudie une nécropole de la rive est, avec des sépultures d'hommes, de femmes et d'enfants. Cette découverte invite à voir dans le site plus qu'un chantier de carrière temporaire.
Pourquoi ce lieu compte
Gebel el-Silsila relie les grands monuments égyptiens au paysage où leur pierre fut extraite. Les traces de travail, les chapelles et les tombes montrent des activités différentes sur les deux rives. Leur étude demande de ne pas attribuer une seule date à tout le défilé.
