En quelques mots
Tanis, Tell Sân el-Hagar dans le delta oriental, devint un grand centre politique et religieux de la Troisième Période intermédiaire. Ses temples d’Amon, Mout et Khonsou et sa nécropole royale ne furent pas tous bâtis à une seule date. La chronologie du dossier s’étend des XXIe et XXIIe dynasties à des développements ultérieurs.
Ce que l’on découvre
Les domaines sacrés occupent la partie nord du tell. Des tombes de souverains et de proches furent établies dans l’enceinte d’Amon. Leurs chambres, inventaires et inscriptions montrent plusieurs inhumations et transformations. Les édifices de Mout et d’Amon d’Opé complètent une géographie religieuse parfois comparée à Thèbes.
Son histoire
La nécropole royale révèle pratiques d’inhumation, réemploi de sarcophages et richesse de certains mobiliers. Elle ne doit pas être présentée comme une tombe unique intacte. Les temples, quant à eux, desservaient les cultes locaux et la représentation du pouvoir tanite. De nombreux blocs plus anciens furent apportés de Pi-Ramsès lorsque les conditions fluviales changèrent. Leur nom ramesside avait jadis alimenté la confusion entre Tanis et la capitale de Ramsès II. Un bloc remployé ne date pas automatiquement le mur qui le contient.
