De la forteresse romaine de Babylone aux remplois de la citadelle, le Caire garde dans ses murs les pierres de l’Égypte ancienne.
Vue de la forteresse romaine de Babylone, au Vieux-Caire. Description de l’Égypte, Antiquités V, pl. 20. Mise en couleur illustrative réalisée avec l’IA, sans valeur de fac-similé.
Pour les savants de l’expédition, le Caire appartient aux « environs de Babylone », la vieille place forte romaine du bord du Nil. Les grands temples y manquent, mais les pierres antiques sont partout : seuils de mosquées, appuis de fenêtres, sarcophages changés en abreuvoirs.
Au nord-est, Héliopolis, la ville du soleil, ne garde plus qu’un obélisque debout. C’est de ces lieux et de ces blocs déplacés que la ville moderne tient une part de sa mémoire.
Deux petits obélisques noirs servent de seuil à une mosquée de la citadelle. Les savants les emportent vers Paris ; la guerre les envoie à Londres.
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Retiré du Nil au port du Caire, un sarcophage de basalte en forme de momie devient pour Jomard un modèle de sculpture. Comme les obélisques, il prend le chemin de Londres.
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Au pied de la mosquée d’Ibn Touloun, un sarcophage de granit noir sert d’abreuvoir et passe pour une fontaine des amants. Les savants le relèvent signe par signe ; la guerre l’envoie à Londres.
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