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Ramesseum, temple funéraire de Ramsès II : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Ramesseum, temple funéraire de Ramsès II
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

Le Ramesseum est le temple de « millions d’années » de Ramsès II, construit sur la rive occidentale de Thèbes, en bordure des terres cultivées. Le nom moderne vient de Champollion. Le temple était consacré au culte du roi, associé à Amon, et fait partie du bien « Thèbes antique et sa nécropole ».

Architecture et décor

Deux pylônes successifs, dont les faces portent des reliefs de la bataille de Qadesh, ouvrent sur deux cours. Dans la seconde gisent les fragments d’un colosse de granite assis du roi, qui devait dépasser 15 m de hauteur ; ses débris ont inspiré au poète Shelley son sonnet « Ozymandias ». Une grande salle hypostyle, puis des salles plus petites, dont l’une porte un plafond astronomique, conduisaient au sanctuaire, aujourd’hui disparu.

Autour du temple s’étendaient des magasins voûtés en briques crues, des ateliers, des cuisines et des bâtiments administratifs. Un petit palais royal jouxtait la première cour.

Chronologie et fonctions

Le temple a été construit dans les premières décennies du règne de Ramsès II (vers 1279-1213 av. J.-C.). Il accueillait le culte du roi de son vivant et après sa mort, et gérait des domaines agricoles importants. Son rôle économique est attesté par l’ampleur des magasins. Dès la Troisième Période intermédiaire, une partie de l’enceinte fut réutilisée comme nécropole.

Fouilles et histoire de la recherche

Sous les magasins, une tombe du Moyen Empire a livré à la fin du XIXe siècle un lot de papyrus littéraires, médicaux et magiques connus sous le nom de « papyrus du Ramesseum ». Depuis les années 1990, une mission franco-égyptienne étudie et restaure le temple et ses dépendances.

État de conservation et questions de recherche

Le temple a servi de carrière dès l’Antiquité, et le sanctuaire a disparu. Les travaux récents ont dégagé les annexes en briques crues, qui renseignent sur le fonctionnement économique d’un grand temple royal. Les reliefs de Qadesh, comme ceux d’Abou Simbel, sont une version officielle de l’événement.

Sources principales

Sources (consultées le 28 septembre 2026) : Ministère égyptien, le Ramesseum ; UNESCO, Thèbes antique et sa nécropole.

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