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Deir el-Bahari, temple funéraire de Montouhotep II : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Deir el-Bahari, temple funéraire de Montouhotep II
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

Le complexe de Nebhépetre Montouhotep II occupe une baie de la rive occidentale thébaine à Deir el-Bahari. Le souverain de la XIe dynastie réunit l'Égypte après la Première Période intermédiaire et est généralement placé au début du Moyen Empire. Le ministère égyptien situe son règne vers 2055–2004 avant notre ère ; les dates proposées varient selon les chronologies. Son temple précède de plusieurs siècles celui d'Hatchepsout, construit dans la même région. Les deux édifices ont des histoires et des plans distincts, même si le site a créé une forte continuité visuelle.

Présentation générale

Le monument se distingue par l'intégration de terrasses, portiques et espaces rupestres dans un paysage de falaise. Selon le Metropolitan Museum, il avait plusieurs fonctions : tombeau et lieu de culte du roi, sépultures de femmes de sa famille, commémoration de ses accomplissements et sanctuaire de Montou. Des phases ultérieures accueillirent aussi le culte d'Amon-Rê. La forme du massif situé au centre de la terrasse reste débattue ; certaines restitutions en font une pyramide, d'autres non. Ce débat doit être conservé dans toute présentation graphique du monument.

Monuments et vestiges

L'approche monumentale conduisait vers une rampe et deux niveaux de terrasses à colonnades. Un massif central cubique était entouré de salles à colonnes. Plus à l'ouest se succédaient une cour, une salle hypostyle taillée contre la falaise et un sanctuaire avec niche pour une statue du roi. Les reliefs de calcaire couvraient les portiques et les halls autour du centre ; d'autres reliefs, en grès, appartenaient à la partie arrière. Sous le pavement de la cour intérieure se trouvaient plusieurs tombes de femmes royales, associées à de petites chapelles. Cette description synthétique ne doit pas être lue comme un plan exhaustif d'une seule phase de construction.

Chronologie et phases de construction

Le temple se développa sous le règne de Montouhotep II et connut des adaptations cultuelles. Des prélèvements de pierre à la fin de l'époque ramesside firent disparaître une grande partie des parois décorées. Les fouilles modernes ont alors travaillé à partir de vestiges et de milliers de fragments. Le Metropolitan Museum rappelle les explorations de Lord Dufferin en 1859-1860, puis les fouilles d'Édouard Naville pour l'Egypt Exploration Fund entre 1903 et 1907. Des objets furent ensuite conservés dans divers musées, et leur provenance doit être reliée à l'emplacement archéologique précis lorsqu'il est connu.

Histoire et fonctions

Les rites du temple soutenaient le culte funéraire du souverain. La disposition axiale, le paysage de falaise et le parcours vers la partie occidentale organisaient une progression vers les espaces les plus réservés. Les chapelles des femmes royales montrent que le complexe associait plusieurs cultes et sépultures. Le Metropolitan Museum décrit un fragment de la chapelle de la reine Hénénet, aujourd'hui à New York, et un relief d'oiseaux des marais issu du temple. Ces objets documentent des parties différentes ; il serait abusif de les replacer dans une même salle sans preuve.

Fouilles et histoire de la recherche

Le fragment aux oiseaux illustre la qualité du décor, mais son emplacement précis dans la composition d'origine reste proposé plutôt que certain. L'étude des matériaux distingue reliefs en calcaire et en grès, ainsi que les interventions postérieures. Les notices du Metropolitan Museum documentent la provenance et l'histoire de conservation de certains fragments. La présentation du ministère égyptien établit le contexte de Deir el-Bahari et signale l'incertitude sur le sommet du massif central. Les fragments conservés dans les musées ne remplacent pas les relevés architecturaux du monument sur place.

État de conservation et questions de recherche

Le remploi et l'extraction ancienne ont créé de fortes lacunes. La restauration scientifique doit séparer maçonnerie antique, bloc replacé et volume supposé.

Sources principales

Sources principales : Metropolitan Museum of Art, « Relief with Birds in the Papyrus Thicket », https://www.metmuseum.org/art/collection/search/545290 ; « Part of the shrine of Queen Henhenet », https://www.metmuseum.org/art/collection/search/544208 ; ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, « Deir al-Bahari », https://egymonuments.gov.eg/archaeological-sites/deir-al-bahari/ ; University College London, « Mentuhotep II », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/chronology/mentuhotepII.html ; UCL, « Fragments from the temple of Mentuhotep II », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/thebes/temple/mentuhotepii.html (consultées le 27 septembre 2026).

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