
Sur la rive ouest de Thèbes, la nécropole comprend bien plus que la Vallée des Rois. Tombeaux de souverains, sépultures de reines et de princes, tombes de dignitaires, temples funéraires et habitat des artisans forment un paysage de fonctions et d’époques différentes.
En quelques mots
Face à Karnak et à Louxor, de l’autre côté du Nil, la montagne thébaine a servi de nécropole aux rois du Nouvel Empire et à leur entourage. L’UNESCO, qui a inscrit Thèbes et sa nécropole au patrimoine mondial en 1979, y décrit des milliers de tombes, des dizaines de temples et une multitude de maisons, villages, sanctuaires, monastères et ateliers. C’est un territoire vécu autant qu’un lieu de sépulture.
Ce que l’on découvre
La Vallée des Rois, où fut enterré Toutânkhamon, et la Vallée des Reines sont deux sous-ensembles distincts. Les tombes des hauts fonctionnaires occupent d’autres secteurs, sur les pentes de la montagne. La vallée C, où se trouve la tombe C4 attribuée à Thoutmosis II, appartient au paysage funéraire thébain sans être située dans la Vallée des Rois proprement dite.
Au pied de la falaise et dans la plaine s’alignent les temples funéraires : celui d’Hatchepsout à Deir el-Bahari, le Ramesseum de Ramsès II, Médinet Habou de Ramsès III, et les colosses de Memnon, derniers gardiens du temple d’Amenhotep III. Ces temples ne sont pas les tombes des souverains : ils servaient aux rites et à la mémoire du roi. Deir el-Médineh, enfin, conserve le village et les tombes des ouvriers qui creusaient les tombes royales.
Ce qu’il faut regarder
Au-dessus de la Vallée des Rois, un sommet en forme de pyramide se détache des falaises. Le ministère égyptien des Antiquités le signale comme un repère du paysage : les rois du Nouvel Empire, qui ne bâtissaient plus de pyramides, reposaient ainsi à l’ombre d’une pyramide naturelle. La photographie montre la vallée elle-même, ses pentes de calcaire et les entrées des tombes.
Son histoire
La Vallée des Rois accueillit des tombes royales pendant les XVIIIe, XIXe et XXe dynasties, entre 1550 et 1069 av. J.-C. environ. La Vallée des Reines reçut d’abord des fonctionnaires, puis des épouses, des fils et des filles de rois. Bien plus tard, à la XXVe et à la XXVIe dynastie, de hauts dignitaires firent encore creuser des tombes monumentales, comme celle de Padiaménopé à l’Assassif. Aux époques romaine et copte, des tombes furent réoccupées et des monastères s’installèrent sur la rive ouest.
Pour parcourir les fiches
Les fiches enfants séparent les rois, les reines et princes, les hauts fonctionnaires et les temples funéraires. Les tombes et monuments individuels détaillent ensuite leurs inscriptions, leurs aménagements et leur histoire de fouille. Deir el-Médineh et la tombe C4 sont rattachées directement à la nécropole.
Sources
UNESCO, Thèbes antique et sa nécropole : https://whc.unesco.org/en/list/87
Ministère égyptien, Valley of the Kings : https://egymonuments.gov.eg/archaeological-sites/valley-of-the-kings
Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, Thèbes antique et sa nécropole : https://egymonuments.gov.eg/en/world-heritage/ancient-thebes-and-its-necropolis/