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Saqqarah Sud, pyramide et nécropole de Pépy Ier : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Saqqarah Sud, pyramide et nécropole de Pépy Ier
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

La pyramide de Pépy Ier, souverain de la VIe dynastie également nommé Méryrê, se trouve à Saqqarah-Sud. Son complexe royal comprend la pyramide, les appartements funéraires et un temple de culte à l'est. La nécropole environnante s'est enrichie de pyramides de reines et de tombes de dignitaires. La chronologie du règne varie selon les conventions historiques ; une datation autour de 2330–2280 avant notre ère sert de repère approximatif, non de date précise pour chaque partie de la nécropole. Le nom Mennefer, attaché à la pyramide, a contribué au nom ultérieur de Memphis.

Présentation générale

Le site est essentiel pour l'étude des Textes des pyramides, dont les parois inscrites de Pépy Ier constituent, selon l'équipe de recherche Orient Méditerranée, le plus vaste ensemble actuellement connu. La documentation concerne également l'évolution du temple funéraire, la formation de la nécropole de reines et les liens entre pouvoir royal, famille et personnels du culte. Ces niveaux ne se confondent pas : la pyramide du roi et les monuments voisins ont des propriétaires, des programmes et parfois des phases distincts.

Monuments et vestiges

La pyramide a perdu une grande part de son élévation. Sous la masse de maçonnerie, le dispositif funéraire comprend un accès descendant, des passages contrôlés par des herses et des chambres aux murs inscrits. L'antichambre et la chambre du roi faisaient partie du parcours interne. À l'est s'étendait le temple funéraire, dégagé et étudié par la mission. Les découvertes de blocs et de fragments gravés montrent l'ampleur des destructions et des déplacements. Au sud et à l'ouest, les recherches ont révélé plusieurs complexes de reines ; l'Institut français d'archéologie orientale en présente une carte de synthèse. Il serait trompeur de tracer sur une seule image un plan intégral assuré de tous les monuments et de toutes leurs phases.

Chronologie et phases de construction

Le noyau du complexe appartient au règne de Pépy Ier. Les fouilles modernes, entreprises à partir des années 1960 pour la pyramide et le temple, ont été suivies de campagnes d'étude et de restauration des appartements funéraires. À partir de la fin des années 1980, l'exploration des alentours a fait apparaître une véritable nécropole royale de reines. Les dates et filiations proposées pour chaque reine demandent un examen propre ; certaines sépultures de la zone appartiennent à des générations postérieures. La présence d'une tombe de prêtre de la pyramide nommée Méryrê-ankh rappelle aussi la continuité d'un personnel de culte.

Histoire et fonctions

La pyramide et son temple servaient au culte du roi défunt. Les formules gravées dans les chambres étaient destinées à favoriser son accès à une existence éternelle et à organiser son devenir divin. L'implantation de monuments de reines près du tombeau royal exprimait des liens dynastiques et donnait à chaque propriétaire un espace funéraire propre. Les tombes d'agents du culte ou d'autres dignitaires témoignent d'une société organisée autour du complexe. Ni la proximité spatiale ni une même époque générale ne suffisent à prouver une fonction identique pour toutes les structures.

Fouilles et histoire de la recherche

Les Textes des pyramides de Pépy Ier ont été étudiés à partir des inscriptions en place et de milliers de fragments. La mission a replacé certains blocs dans leur position d'origine lorsqu'une reconstitution était fondée. Les publications de l'Ifao en donnent relevés, fac-similés et analyses. L'University College London signale au Petrie Museum un fragment inscrit provenant de l'antichambre : le lieu de conservation actuel doit être distingué du contexte d'origine. Les marques de construction étudiées par Vassil Dobrev fournissent un autre type de preuve, lié aux équipes et au chantier, sans remplacer les inscriptions funéraires.

État de conservation et questions de recherche

La conservation est inégale : l'extérieur est très dégradé tandis que les textes, parfois fragmentaires, peuvent être reconstruits par comparaison et raccords. Toute restitution exige de montrer ce qui est encore en place, ce qui a été replacé et ce qui reste hypothétique.

Sources principales

Sources principales : Université de Genève, Mission archéologique franco-suisse de Saqqâra, « Textes des Pyramides », https://www.unige.ch/mafssaqqara/textes-des-pyramides ; Ifao, « Saqqara », https://www.ifao.egnet.net/recherche/archeologie/saqqara/ ; Ifao, « Les textes de la pyramide de Pépy Ier », https://www.ifao.egnet.net/uploads/publications/sommaires/IF858.pdf ; UCL, « King Pepy I », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/chronology/kingpepyI.html ; UCL, « Memphis: The development in the Old Kingdom », https://www.ucl.ac.uk/museums-static/digitalegypt/memphis/ok.html ; V. Dobrev, « Les marques de la pyramide de Pépy Ier », https://www.ifao.egnet.net/bifao/098/08 (consultées le 27 septembre 2026).

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