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Saqqarah, tombe du prince Ouseréfrê

Illustration du site Saqqarah, tombe du prince Ouseréfrê
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

En 2025, une mission égyptienne annonça la découverte à Saqqarah de la tombe d’Ouseréfrê, ou Waser-If-Re, présenté comme un fils du roi Ouserkaf. Le monument appartient au début de la Ve dynastie, mais il a aussi livré des objets de périodes plus tardives. Une très grande fausse porte de granit rose, portant le nom et les titres du propriétaire, est l’élément le plus remarquable décrit par l’annonce officielle.

Ce que l’on découvre

La fausse porte mesure environ 4,5 mètres de haut pour 1,15 mètre de large. Dans une tombe égyptienne, ce type de porte sculptée marquait symboliquement le passage du défunt vers le lieu des offrandes ; elle ne s’ouvrait pas comme une porte ordinaire. Les fouilleurs ont également signalé une table d’offrandes en granit rouge, une autre entrée à l’est avec des montants de granit rose et un groupe de treize statues assises. Les inscriptions mentionnent plusieurs fonctions prestigieuses d’Ouseréfrê. La disposition complète du monument n’est pas encore publiée sous la forme d’un plan de fouille détaillé.

Son histoire

Le communiqué du ministère égyptien distingue les éléments de la tombe de trouvailles qui pourraient relever de réemplois. Un groupe figurant Djéser et sa famille aurait été déplacé près de la pyramide à degrés à une époque tardive, d’après une étude préliminaire ; cette provenance reste à examiner. Une statue portant des indices de la XXVIe dynastie suggère également une réutilisation du lieu. Le cartouche de Néferirkarê sur l’entrée orientale éclaire le contexte chronologique, sans autoriser à dater chaque objet du même moment. La mission a annoncé poursuivre ses travaux.

Pourquoi ce lieu compte

Cette tombe apporte un nouveau témoignage sur les personnages proches des premiers rois de la Ve dynastie. Ses inscriptions donnent des titres précis, tandis que les objets trouvés dans les mêmes espaces racontent une histoire plus longue que la sépulture initiale. Il faut séparer découverte, hypothèses de déplacement et datations encore provisoires : les communiqués de 2025 constituent un premier état de recherche, non une publication archéologique définitive.