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Sékhemkhet, pyramide inachevée

Illustration du site Sékhemkhet, pyramide inachevée
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

Au sud du complexe de Djéser, sur le plateau de Saqqarah, se trouve le chantier interrompu d’une autre pyramide de la IIIe dynastie. Il est attribué au roi Sékhemkhet, dont le nom royal figure dans le dossier archéologique. Le monument devait probablement reprendre l’idée d’une pyramide à degrés, mais les parties élevées n’ont pas été achevées. Longtemps masqué par le sable, il a été retrouvé au XXe siècle par l’archéologue égyptien Zakaria Goneim.

Ce que l’on découvre

À la surface, on observe surtout une base peu élevée, des traces du mur d’enceinte et les résultats des fouilles. Un passage descendant mène à des espaces souterrains creusés dans la roche. Dans la chambre principale, Goneim découvrit un sarcophage de calcite dont la fermeture paraissait intacte ; son ouverture révéla pourtant un intérieur vide. Ce fait est célèbre, mais il ne donne pas à lui seul la réponse à la question de la sépulture du roi. Le site conserve aussi d’autres galeries et éléments du projet funéraire, qu’il faut étudier séparément de la pyramide de Djéser voisine.

Son histoire

Un édifice inachevé raconte des choix de construction : les fondations et les parties souterraines peuvent être avancées alors que la masse supérieure reste basse. Le règne court de Sékhemkhet est souvent proposé pour expliquer l’arrêt des travaux, sans fournir à lui seul une preuve sur les circonstances exactes. La découverte d’un sarcophage vide a suscité plusieurs hypothèses : tombe jamais utilisée, dépôt modifié ou intervention ancienne. Aucune ne doit être présentée comme démontrée par le seul état du couvercle.

Pourquoi ce lieu compte

La pyramide de Sékhemkhet éclaire les essais d’architecture royale qui suivirent immédiatement l’innovation de Djéser. Elle montre aussi combien une pyramide est un projet comprenant enceinte, chantier de pierre et espaces souterrains. Les travaux de Goneim, puis ceux de Jean-Philippe Lauer, ont rendu visibles des éléments longtemps ensevelis. Les deux images fournies à part représentent une évocation et une planche interprétative non métrique : aucune ne montre une pyramide achevée ni ne reproduit exactement le terrain fouillé.