← L’oasis de Dakhla

Oasis de Dakhla, tombes et établissements romains : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Oasis de Dakhla, tombes et établissements romains
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

L’oasis de Dakhla, dans le désert occidental, à l’ouest de Kharga, conserve de nombreux établissements et nécropoles de l’époque romaine. Parmi les mieux étudiés figurent Amheida, l’antique Trimithis, et Ismant el-Kharab, l’antique Kellis.

Amheida

Amheida était une ville importante de l’oasis aux IIIe et IVe siècles apr. J.-C. Les fouilles ont dégagé des maisons, des thermes, un temple et une grande villa dont les murs portaient des peintures de sujets classiques, inspirés de la mythologie grecque. Une salle d’école conserve des vers grecs écrits sur les murs, témoignage rare de l’enseignement dans l’Égypte tardive. Une tombe en forme de pyramide, en briques crues, se dresse à proximité.

Kellis

Kellis a livré un ensemble exceptionnel de textes sur bois et sur papyrus, en grec, en copte et en syriaque, dont des documents d’une communauté manichéenne du IVe siècle. Les maisons, les églises et les nécropoles de la ville documentent la christianisation de l’oasis.

Fouilles et histoire de la recherche

L’oasis est étudiée depuis 1978 par le Dakhleh Oasis Project, un programme international. Amheida a été fouillé par l’université de New York, avec le soutien de l’American Research Center in Egypt. L’IFAO travaille aussi dans l’oasis, notamment à Balat.

État de conservation et questions de recherche

La variété des tombes et des établissements interdit de résumer l’oasis par un seul « village romain typique ». Les recherches portent sur l’économie agricole, la gestion de l’eau et la vie culturelle d’une région isolée.

Sources principales

Sources (consultées le 28 septembre 2026) : BIFAO 101, oasis de Dakhla ; ARCE, fouilles d’Amheida.

← Revenir à la découverte