Le Caire et Héliopolis

Une forteresse romaine, un sanctuaire solaire et des pierres transportées font apparaître l’Antiquité dans la ville actuelle. Les dessins anciens relient ces traces sans confondre leurs origines.

Vue des ouvrages romains de la forteresse de Babylone, au Vieux Caire. Mise en couleur illustrative.
Vue des ouvrages romains de la forteresse de Babylone, au Vieux Caire. Description de l’Égypte, Antiquités V, pl. 20, figure 2 ; atlas PDF p. 24. Mise en couleur illustrative réalisée avec l’IA, sans valeur de fac-similé.

Au Vieux Caire, les savants reconnaissent la pierre et la brique d’une construction romaine. Plus au nord, le plan d’Héliopolis pose déjà la question des fragments difficiles à nommer.

Dans les textes de la Description

Les murs de Babylone

Murailles et tours de construction romaine, bâties en pierre et en brique.

Tome X, planche 20, figure 1, repère b, p. imprimée 485 ; PDF finalisé, p. 433. Texte de la légende sans ses lettres de repérage.

Un fragment incertain

Le bloc de pierre siliceuse qui est à l’ouest de l’enceinte, a paru être à quelques-uns des voyageurs français le débris d’un sphinx ; mais le morceau est trop fruste pour qu’on puisse prononcer.

Tome X, planche 26, figure 1, p. imprimée 491 ; PDF finalisé, p. 439. Dernière phrase de la notice.

Deux siècles plus tard

À Babylone, l’enquête archéologique présentée par Peter Sheehan a replacé les murs visibles dans un dispositif de canal et de port. Elle distingue les ouvrages du temps de Trajan, vers 110 de notre ère, et la forteresse de l’époque de Dioclétien, autour de 300. Les niveaux aujourd’hui partiellement enfouis rendent à la vue ancienne sa profondeur historique.

Héliopolis est un autre site. La mission égypto-allemande y associe fouilles, prospections et archives pour retrouver le sanctuaire au sein de Matariya. Ses recherches portent aussi sur les monuments déplacés dès l’Antiquité. Le lieu de conservation d’un obélisque ou d’un bloc ne suffit donc pas à situer son installation première.

La même précaution accompagne les fragments relevés entre Choubra et Qalyoub, ou le sarcophage découvert à Boulaq. Nous pouvons suivre leur état lors de l’expédition et parfois leur parcours jusqu’à une collection. Leur présence dans un quartier ne prouve pas qu’un temple ou une tombe se trouvait à cet endroit.

Les notices partent chacune d’un document distinct : plan du sanctuaire, vue ou plan de forteresse, fragment sculpté et cuve funéraire. L’image de cette entrée montre Babylone ; elle ne représente pas Héliopolis. Ce sont les étapes de la lecture qui les réunissent dans un parcours des antiquités du Caire et de ses abords.

Sources

Textes anciens

  • Tome X, planche 20, figure 1, repère b, p. imprimée 485 ; PDF finalisé, p. 433. Texte de la légende sans ses lettres de repérage.
  • Tome X, planche 26, figure 1, p. imprimée 491 ; PDF finalisé, p. 439. Dernière phrase de la notice.

Recherches actuelles

Sources consultées et connaissances présentées : 29 octobre 2026.