La forteresse de Babylone

Au Vieux Caire, les murs romains de Babylone gardent la mémoire d’un port et d’un canal. Les fouilles ont retrouvé sous les constructions visibles une organisation liée au passage de l’eau.

Plan de la forteresse de Babylone et de ses environs au Vieux Caire. Mise en couleur illustrative.
Plan de la forteresse de Babylone et de ses environs au Vieux Caire. Description de l’Égypte, Antiquités V, pl. 20, plan de la forteresse ; atlas PDF p. 24. Mise en couleur illustrative réalisée avec l’IA, sans valeur de fac-similé.

Dans le plan ancien, les repères séparent les rues, les couvents et les ouvrages romains. Arrêtons-nous devant ces derniers, construits en pierre et en brique.

Dans les textes de la Description

Reconnaître la construction romaine

Murailles et tours de construction romaine, bâties en pierre et en brique.

Tome X, planche 20, figure 1, repère b, p. imprimée 485 ; PDF finalisé, p. 433. Légende sans les lettres de repérage.

Une arcade allégée

Double arcade qui a pour objet d’alléger le poids de la construction.

Tome X, planche 20, figure 2, détail 1, p. imprimée 486 ; PDF finalisé, p. 433. Légende complète sans son numéro.

Deux siècles plus tard

Il s’agit de Babylone d’Égypte, au Caire, et non de la ville de Mésopotamie. Les tours et les murs dessinent un établissement romain dont la relation au fleuve a été profondément renouvelée par l’archéologie. Le dessin ancien en conserve les parties visibles au milieu d’occupations plus récentes.

Les observations liées au chantier d’abaissement de la nappe ont rendu accessibles des vestiges enfouis. Le programme présenté par l’ARCE a associé ces travaux à une surveillance archéologique, afin de documenter les constructions rencontrées. Le chantier de conservation est ainsi devenu une occasion de lire les niveaux du site.

Dans le résumé de son étude de 2010, Peter Sheehan distingue le canal et le port aménagés sous Trajan, vers 110 de notre ère, puis une forteresse autour de 300, au temps de Dioclétien. Celle-ci englobe le canal et le bassin portuaire. Cette succession explique pourquoi le monument ne se comprend pas seulement comme une enceinte militaire isolée.

La pierre et la brique reconnues sur la planche appartiennent à cette histoire de transformations. Le plan permet de situer les ouvrages observés ; il ne montre pas intégralement les installations que les travaux contemporains ont retrouvées. Regarder Babylone demande désormais de relier le dessin des tours au passage de l’eau et aux structures plus anciennes.

Sources

Textes anciens

  • Tome X, planche 20, figure 1, repère b, p. imprimée 485 ; PDF finalisé, p. 433. Légende sans les lettres de repérage.
  • Tome X, planche 20, figure 2, détail 1, p. imprimée 486 ; PDF finalisé, p. 433. Légende complète sans son numéro.

Recherches actuelles

Sources consultées et connaissances présentées : 29 octobre 2026.