Héliopolis
À Matariya, l’obélisque et les ruines signalent l’ancien sanctuaire solaire. Sous la ville moderne, les fouilles ont retrouvé des constructions que les premiers relevés ne pouvaient montrer.

L’enceinte est dessinée, mais un bloc reste indécidable. Dès la notice ancienne, le relevé distingue ce que l’on voit de ce que l’on peut nommer.
Dans les textes de la Description
Le plan et sa réserve
Plan de l’enceinte et des vestiges d’antiquités qui subsistent près de Mataryeh, sur le site de l’ancienne Héliopolis. Le bloc de pierre siliceuse qui est à l’ouest de l’enceinte, a paru être à quelques-uns des voyageurs français le débris d’un sphinx ; mais le morceau est trop fruste pour qu’on puisse prononcer.
Tome X, planche 26, figure 1, p. imprimée 491 ; PDF finalisé, p. 439. Notice complète sans son numéro.
Deux siècles plus tard
Le sanctuaire d’Héliopolis fut l’un des grands centres du culte solaire égyptien. La mission dirigée notamment par Dietrich Raue et Aiman Ashmawy y étudie les relations entre les monuments d’âges différents et les dernières phases de l’ensemble. La ville actuelle, les dépôts et la nappe rendent les vestiges difficiles à atteindre, sans les avoir entièrement effacés.
Les travaux de 2012 à 2019 ont apporté des résultats sur le paysage, les niveaux d’occupation et l’organisation des cultes. La présentation du programme distingue ensuite les recherches de 2021–2023 sur le dromos et trois sanctuaires, repérés par prospection et fouilles de sauvetage. Cette chronologie du travail ne doit pas être confondue avec la date des bâtiments antiques.
En juin 2022, la mission a annoncé un mur de calcaire situé environ cinquante-cinq mètres à l’ouest de l’obélisque encore debout. Il réemploie des fragments d’un sanctuaire du temps de Takélot Ier. Ces pierres permettent de placer la construction du mur après ce règne, mais ne fournissent pas sa date exacte.
Le plan ancien reste le témoin d’un état de surface. Les nouvelles découvertes complètent son espace par des murs enfouis et des blocs remployés. Elles ne rendent pas pour autant au fragment indéterminé de la notice le nom assuré d’un sphinx. La réserve des auteurs conserve toute sa valeur tant qu’un rapprochement matériel précis manque.
Sources
Textes anciens
- Tome X, planche 26, figure 1, p. imprimée 491 ; PDF finalisé, p. 439. Notice complète sans son numéro.
Recherches actuelles
- Université de Leipzig, « Ausgrabungen in Heliopolis », présentation du programme égypto-allemand, phases 2012–2019, 2021–2023 et 2024–2026
- Université de Leipzig, « New finds at temple city of Heliopolis », communiqué de la mission, 17 juin 2022
Sources consultées et connaissances présentées : 29 octobre 2026.