Le sarcophage de Boulaq

Découverte au bord du Nil à Boulaq, une cuve de pierre rejoint les dessins de l’expédition puis les collections britanniques. Ses inscriptions permettent aujourd’hui de nommer Héniati, son propriétaire.

Vue de la cuve du sarcophage trouvé à Boulaq, d’après la planche ancienne. Mise en couleur illustrative.
Vue de la cuve du sarcophage trouvé à Boulaq, d’après la planche ancienne. Description de l’Égypte, Antiquités V, pl. 23, détail de la figure 3 ; atlas PDF p. 27. Mise en couleur illustrative réalisée avec l’IA, sans valeur de fac-similé.

La surface polie et les signes sculptés retiennent les auteurs. Leur dessin suit l’objet dans ses détails, sans conserver le contexte de sa tombe d’origine.

Dans les textes de la Description

Une cuve soigneusement sculptée

Ce monument est fait en basalte noir, d’un grain et d’un poli très-fins ; le travail en est extrêmement soigné : aussi, par la perfection de la sculpture des oiseaux et des autres hiéroglyphes, mérite-t-il d’être regardé comme un modèle en ce genre.

Tome X, explication de la planche 23, p. imprimée 487 ; PDF finalisé, p. 435. Première phrase de la notice.

Deux siècles plus tard

La cuve est conservée au British Museum sous le numéro EA 86. L’étude publiée dans les actes Des Pyramides au Peyrou l’attribue au premier prêtre-lecteur Héniati, à la XXVIe dynastie. Le titre de sa fonction et son nom donnent au sarcophage une place dans une vie et dans une époque, là où la notice ancienne insistait surtout sur la qualité des hiéroglyphes.

La même étude retrace son transport du Caire à Alexandrie par la Commission des sciences et des arts, puis sa prise en charge par l’armée britannique lors de la capitulation française. Elle rappelle aussi les empreintes et le moulage réalisés avec l’aide de Raffeneau-Delile. Un moulage d’une ligne du texte est signalé dans les collections de la Société archéologique de Montpellier.

L’objet, son dessin et ses moulages forment donc plusieurs témoins qu’il faut distinguer. La planche n’est pas une photographie de la cuve actuellement conservée ; un moulage peut documenter un état ou transmettre une inscription, sans être un second sarcophage antique.

Boulaq reste le lieu de découverte indiqué par les auteurs. Il ne prouve pas que la tombe d’Héniati se trouvait à cet endroit. Le voisinage d’Ezbekiya appartient au parcours des antiquités dispersées du Caire, mais les fragments d’architecture signalés dans ce quartier ne peuvent être rattachés à cette cuve sans preuve. La notice suit ici l’objet réellement représenté sur la planche 23.

Sources

Textes anciens

  • Tome X, explication de la planche 23, p. imprimée 487 ; PDF finalisé, p. 435. Première phrase de la notice.

Recherches actuelles

Sources consultées et connaissances présentées : 29 octobre 2026.