La vallée des Rois

Évocation à l’aquarelle du sujet ; aucune restitution archéologique exacte.

La vallée des Rois, dans le désert de Thèbes-Ouest, accueille les tombes de nombreux souverains des XVIIIe à XXe dynasties. Ses couloirs creusés dans la roche forment une autre manière de penser la sépulture royale que les grandes pyramides de l’Ancien Empire.

Un choix de paysage

La vallée est une dépression aride à l’écart des terres cultivées. On n’y voit pas le Nil depuis les tombes. Les accès, les parcours souterrains et les chambres sont aménagés selon des projets qui changent d’un règne à l’autre. Les nécropoles et temples de la rive occidentale appartiennent à un paysage plus vaste, mais il faut distinguer la vallée elle-même des sanctuaires situés près des cultures.

Thoutmosis Ier est le premier souverain du Nouvel Empire dont l’inhumation dans la vallée soit confirmée. Les tombes postérieures adoptent des plans et des programmes décoratifs variés. Les textes et images funéraires ne sont pas de simples ornements : ils accompagnent le passage du roi dans l’au-delà.

Photographie horizontale du paysage sec de la vallée des Rois
Le paysage aride de la vallée des Rois. Photothèque © DR. Charles Rossignol

Une vallée étudiée, restaurée et visitée

Les tombes ont connu vols, déplacements d’objets, explorations et travaux de conservation. Ce que voit le visiteur actuel résulte aussi de ces histoires récentes. Une tombe très célèbre, comme celle de Toutânkhamon, ne représente pas à elle seule l’ensemble des sépultures royales.

Parcourir la vallée, c’est donc lire plusieurs temporalités : la construction antique, les usages funéraires, les découvertes et les choix contemporains de préservation.