Hatchepsout et la représentation du pouvoir

Évocation à l’aquarelle du sujet ; aucune restitution archéologique exacte.

Hatchepsout exerce la royauté au cours de la XVIIIe dynastie. Ses monuments montrent comment elle fait reconnaître ce pouvoir en utilisant, et parfois en adaptant, les codes visuels du roi égyptien.

Être représentée comme roi

Les statues d’Hatchepsout ne livrent pas une image unique. Certaines la montrent avec des traits féminins ; d’autres reprennent la tenue et les conventions du souverain masculin. Il ne s’agit pas d’un portrait photographique de sa personne, mais d’un langage politique et religieux. La titulature, l’habillement et la posture disent la fonction royale.

Hatchepsout gouverne dans un cadre dynastique partagé avec Thoutmosis III. Les documents et les monuments doivent être lus selon leur date et leur contexte : réduire leur relation à une simple rivalité permanente ne rend pas justice à un règne long et actif.

Photographie horizontale du temple d’Hatchepsout à Deir el-Bahari
Le temple d’Hatchepsout à Deir el-Bahari, sur la rive ouest de Thèbes. Photographie de la photothèque du projet.

Un temple dans un paysage précis

Le temple à terrasses de Deir el-Bahari est aménagé au pied des falaises thébaines. Son architecture, ses reliefs et ses circulations relient le culte royal à celui d’Amon. Le site est voisin du monument plus ancien de Montouhotep II : le paysage conserve ainsi plusieurs périodes sans les confondre.

Étudier Hatchepsout par ses images revient à demander qui les voyait, où elles se trouvaient et quelle idée du pouvoir elles portaient. Les représentations sont des sources historiques, mais leur rôle était d’abord d’agir dans la société qui les produisait.