En quelques mots
Médamoud, au nord de Karnak, était une ville du dieu Montou. Le temple dont les ruines sont aujourd'hui visibles fut surtout aménagé aux époques ptolémaïque et romaine, sur un lieu de culte plus ancien. Sous ses fondations, les fouilles de l'Institut français d'archéologie orientale (Ifao) ont révélé des traces du Moyen Empire. Il faut donc distinguer le monument tardif que l'on voit du sanctuaire antérieur que l'archéologie reconstruit à partir de matériaux déplacés et de bases conservées.
Ce que l’on découvre
Sésostris III, souverain de la XIIe dynastie, fit construire à Médamoud un temple dont une plateforme de blocs calcaires sans inscription a été reconnue à l'arrière du sanctuaire actuel. Des niveaux de briques lui sont associés et dessinent des parties du tracé. Des centaines de blocs décorés des XIIe et XIIIe dynasties furent en outre récupérés dans un radier construit sous Thoutmosis III. Leur réemploi a conservé des fragments du décor ancien, mais les a retirés de leur position initiale.
Son histoire
Sous cet ensemble se trouve une construction de briques appelée « temple primitif » par les premiers fouilleurs. Sa forme, sa date et sa fonction ont suscité de longs débats. Les recherches récentes de l'Ifao réexaminent les archives et reprennent l'étude des secteurs autour du temple pour vérifier les hypothèses anciennes. Médamoud est aussi un site urbain : les fouilles cherchent à comprendre les quartiers et les activités qui entouraient le sanctuaire, au lieu de considérer le temple isolément.
Pourquoi ce lieu compte
Le site montre comment plusieurs générations ont reconstruit un même lieu de culte, parfois avec les pierres des édifices précédents. Les images jointes sont créées pour expliquer ce principe :
