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Ouadi es-Seboua, temple de Ramsès II : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Ouadi es-Seboua, temple de Ramsès II
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

Ouadi es-Seboua, la « vallée des lions », doit son nom arabe à l’allée de sphinx qui précède le temple de Ramsès II. Le site se trouvait sur la rive occidentale du Nil, en Basse Nubie. Menacé par le lac Nasser, le temple a été déplacé dans les années 1960 à environ 4 km au nord-ouest de son emplacement d’origine, sur le site dit de la Nouvelle-Seboua, où il voisine avec les temples de Dakka et d’El-Maharraqa.

Architecture et décor

Le temple est un hémispéos : sa partie antérieure est construite en blocs, sa partie postérieure creusée dans la roche. Une allée de sphinx à tête humaine et à tête de faucon conduit à un pylône de grès, puis à une cour bordée de piliers devant lesquels se dressaient des statues du roi. Les salles creusées dans la falaise mènent au sanctuaire.

Le ministère égyptien indique que le temple était dédié à Amon-Rê et à Rê-Horakhty. Comme dans d’autres temples nubiens du règne, Ramsès II y apparaît aussi sous une forme divinisée.

Chronologie et fonctions

Le temple appartient à la série de sanctuaires que Ramsès II fit édifier en Nubie. Sa construction est attribuée à l’action du vice-roi de Koush Sétaou, dans la seconde moitié du règne. Le monument servait le culte des dieux de l’État et du roi, tout en marquant la présence égyptienne le long du fleuve.

À l’époque chrétienne, la partie rupestre a été transformée en église. Des peintures ont alors recouvert une partie des reliefs pharaoniques ; dans le sanctuaire, la chute d’un enduit fait apparaître Ramsès II présentant une offrande à un saint, identifié à saint Pierre. Cette superposition témoigne de la longue réutilisation du lieu.

Le sauvetage

Le déplacement a été réalisé dans le cadre de la campagne internationale de l’UNESCO. La partie construite a été démontée et remontée, et la partie rupestre découpée. Le nouveau site regroupe des monuments qui n’étaient pas voisins dans l’Antiquité : leur proximité actuelle est le résultat du sauvetage.

État de conservation et questions de recherche

Les sphinx, les statues de la cour et les reliefs présentent des états de conservation inégaux. La comparaison entre les relevés antérieurs au déplacement, les photographies anciennes et l’état actuel permet de distinguer ce qui relève du monument antique et ce qui relève du remontage. La réutilisation chrétienne offre un cas d’étude sur la transformation des temples nubiens en églises.

Sources principales

Sources (consultées le 28 septembre 2026) : Ministère égyptien, temples de Ouadi es-Seboua ; UNESCO, Monuments de Nubie d’Abou Simbel à Philae ; UNESCO, campagne internationale de sauvegarde des monuments de Nubie.

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