Guerf Hussein, temple de Ramsès II : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Guerf Hussein, temple de Ramsès II
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

Guerf Hussein était un temple de Ramsès II situé sur la rive occidentale du Nil, en Basse Nubie, à environ 90 km au sud d’Assouan. C’était un hémispéos : une partie construite en avant, une partie creusée dans la falaise en arrière. L’UNESCO classe ce temple parmi les trois monuments de Nubie qui n’ont pas été démontés lors de la campagne internationale, avec les chapelles de Qasr Ibrim et le temple d’Abou Oda. La partie rupestre a été abandonnée à la montée du lac Nasser et reste immergée.

Architecture et décor

L’accès se faisait par une allée de sphinx et un pylône, puis une cour entourée de piliers devant lesquels se dressaient des statues du roi. La partie rupestre comprenait une grande salle à piliers ornés de colosses osiriaques, des salles latérales et un sanctuaire où étaient taillées des statues de divinités et du roi.

Le temple était principalement consacré à Ptah, associé à Ptah-Tatenen et à Hathor, avec Ramsès II divinisé.

Chronologie et fonctions

Comme Ouadi es-Seboua, le temple est attribué à l’action du vice-roi de Koush Sétaou, sous Ramsès II. Il appartient à la série des temples par lesquels le roi affirmait son culte et celui des grands dieux en Nubie. La place de Ptah y est plus importante que dans les autres temples nubiens du règne.

Le sauvetage

Guerf Hussein montre les limites du sauvetage : contrairement à la plupart des temples de Nubie, démontés, découpés en blocs puis remontés sur d’autres sites, il figure, selon l’UNESCO, parmi les trois exceptions de la campagne. Il n’a donc pas été transféré dans son ensemble. La cour, construite en avant de la falaise, a toutefois été sauvée et remontée sur le site de la Nouvelle-Kalabsha, d’après la World History Encyclopedia ; séparée de la partie creusée dans la roche, elle ne permet plus de percevoir sur place la relation entre la cour et le sanctuaire. Les deux sources ne se contredisent pas : l’UNESCO parle du temple, non de chacun de ses éléments. Les salles disparues ne sont connues que par les relevés et les photographies antérieurs à la mise en eau, qui constituent aujourd’hui la mémoire principale du monument.

État de conservation et questions de recherche

L’étude du monument repose sur deux catégories de documents : les éléments matériels remontés et la documentation ancienne de la partie submergée. Toute présentation du temple complet doit distinguer ces deux sources. L’étude de cet hémispéos, conçu comme un ensemble où l’allée de sphinx, la cour et la partie creusée dans la falaise se répondaient, repose ainsi sur une reconstitution documentaire plutôt que sur un monument visitable, et la question de ce qui a été effectivement prélevé en 1960–1980 reste à documenter précisément.

Sources principales

Sources (consultées le 28 septembre 2026) : UNESCO, Monuments de Nubie d’Abou Simbel à Philae ; Gerf Hussein Temple, Egypt, World History Encyclopedia ; UNESCO, campagne de sauvegarde des monuments de Nubie.

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