En quelques mots
Le temple d'Amada fut construit en Nubie au Nouvel Empire pour Amon-Rê et Rê-Horakhty. Ses premières salles datent de Thoutmosis III et d'Aménophis II ; Thoutmosis IV l'agrandit. Menacé par la montée des eaux après la construction du haut barrage d'Assouan, il fut déplacé à Nouvelle-Amada, près d'autres monuments sauvés.
Ce que l’on découvre
Le bâtiment mène de ses espaces d'entrée vers un sanctuaire décoré de scènes rituelles. Les reliefs montrent le roi devant les deux dieux du temple. Une inscription d'Aménophis II relate une campagne en Asie ; une autre, de Mérenptah, appartient à une phase plus tardive. Les couleurs et les reliefs ont été partiellement protégés lorsqu'un enduit les recouvrit à l'époque de la transformation du temple en église.
Son histoire
Plusieurs souverains ont construit ou modifié Amada entre la XVIIIe et la XIXe dynastie. Le sanctuaire a ensuite changé d'usage. Dans les années 1960, le sauvetage des monuments de Nubie a conduit à son transfert d'environ 2,5 kilomètres. Le temple que l'on visite est antique, mais le terrain autour de lui n'est plus celui de son emplacement initial.
Pourquoi ce lieu compte
Amada permet d'observer des décors anciens du Nouvel Empire et de comprendre comment un temple a traversé plusieurs cultes. Il raconte aussi une histoire récente : celle du sauvetage des monuments nubiens. Comparer les phases de construction et les deux emplacements évite de confondre conservation du bâtiment et conservation de son paysage d'origine.
