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Abou Simbel, petit temple de Néfertari : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Abou Simbel, petit temple de Néfertari
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

Le petit temple d’Abou Simbel, taillé dans la falaise au nord du grand temple, est dédié à la déesse Hathor d’Ibshek et à la grande épouse royale Néfertari. Il appartient au même programme de Ramsès II et au même bien du patrimoine mondial. Comme son voisin, il a été découpé et remonté plus haut entre 1964 et 1968.

Architecture et décor

La façade, inclinée comme un pylône, présente six statues debout d’une dizaine de mètres, taillées dans la roche : quatre représentent Ramsès II, deux la reine. Des princes et des princesses de petite taille se tiennent à leurs côtés. Le ministère égyptien souligne que les colosses de Néfertari ont la même taille que ceux du roi, ce qui est exceptionnel pour une reine.

L’intérieur, plus simple que celui du grand temple, comprend une salle à six piliers dont les faces portent des têtes d’Hathor, surmontées de sistres. Un vestibule transversal flanqué de deux petites salles mène au sanctuaire. Dans la niche du fond, la vache d’Hathor semble sortir de la montagne pour protéger le roi. Les reliefs montrent Néfertari offrant aux dieux, et notamment une scène où elle est couronnée par Hathor et Isis.

Chronologie et fonctions

Le temple date de la même période que le grand temple, dans la première moitié du règne de Ramsès II. Il associe le culte d’Hathor, déesse de l’amour, de la musique et protectrice des régions lointaines, à la glorification de la reine. Néfertari y est représentée avec des attributs divins, sans être pour autant une souveraine régnante : l’ensemble exprime le rôle rituel de la reine aux côtés du roi.

La juxtaposition des deux temples forme un programme d’ensemble : le grand temple célèbre le roi parmi les dieux de l’État, le petit temple la déesse et l’épouse royale. Cette mise en regard reste une lecture moderne, fondée sur les dédicaces et le décor.

Redécouverte et recherche

Moins ensablé que le grand temple, le petit temple est vu par Jean-Louis Burckhardt en 1813. Ses inscriptions et ses reliefs ont été copiés au XIXe siècle, puis documentés à nouveau avant le déplacement. Ces relevés anciens permettent d’apprécier l’état des surfaces avant les travaux des années 1960.

État de conservation et questions de recherche

Les couleurs sont partiellement conservées dans les salles intérieures. Le découpage a laissé des joints visibles, et la colline qui abrite le temple est artificielle. Les recherches portent sur la place de la reine dans l’idéologie ramesside et sur les liens entre ce temple et les autres sanctuaires d’Hathor en Nubie.

Sources principales

Sources (consultées le 28 septembre 2026) : Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, Abou Simbel ; UNESCO, Monuments de Nubie d’Abou Simbel à Philae ; UNESCO, campagne internationale de sauvegarde des monuments de Nubie.

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