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Fostat et mosquée d’Amr ibn al-As : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Fostat et mosquée d’Amr ibn al-As
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

Fostat, au sud du Caire actuel, près du Vieux-Caire et de l’ancienne forteresse romaine de Babylone, fut la première capitale de l’Égypte musulmane. La mosquée d’Amr ibn al-As, fondée à la même époque, est la plus ancienne mosquée d’Égypte et d’Afrique.

La fondation

Après la conquête arabe de l’Égypte, le général Amr ibn al-As installa son camp près de Babylone en 641-642. Ce campement, Fostat, devint une ville prospère, organisée en quartiers attribués aux différents groupes de conquérants. La mosquée, d’abord un simple bâtiment de briques crues et de troncs de palmiers, en était le centre.

La mosquée d’Amr

La mosquée a été agrandie et reconstruite à de nombreuses reprises, des Omeyyades aux Ottomans et jusqu’aux restaurations modernes. Le bâtiment visible aujourd’hui ne conserve donc presque rien de l’édifice du VIIe siècle, même si son emplacement et son rôle symbolique sont restés les mêmes.

Histoire de la ville

Fostat resta le cœur économique de l’Égypte même après la fondation du Caire fatimide en 969. En 1168, la ville fut en grande partie incendiée sur ordre du vizir Chawar, pour éviter qu’elle ne tombe aux mains des Croisés. Elle déclina ensuite et devint un immense champ de ruines et de dépotoirs.

Fouilles et histoire de la recherche

Les fouilles menées depuis le XXe siècle, notamment par l’American Research Center in Egypt dans les années 1960-1970 et par l’IFAO, ont révélé maisons, systèmes d’eau, ateliers et une abondante céramique, dont des importations de Chine. Elles documentent la vie urbaine des premiers siècles de l’islam en Égypte.

État de conservation et questions de recherche

Le site archéologique est aujourd’hui en partie aménagé en parc. Une image de ville uniformément musulmane dès sa fondation simplifierait un contexte social où cohabitaient longtemps chrétiens, juifs et musulmans.

Sources principales

Sources (consultées le 28 septembre 2026) : Ministère égyptien, Fostat et Vieux-Caire ; IFAO, opération Fostat ; UNESCO, Le Caire historique.

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