Citadelle de Saladin : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Citadelle de Saladin
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et situation

La Citadelle du Caire (Qal’at Salah al-Din) s’élève sur les collines du Muqattam, en bordure orientale de la ville médiévale. Elle fait partie du périmètre du bien « Le Caire historique », inscrit sur la Liste du patrimoine mondial (n° 89). Le monument est ouvert au public et géré par le ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, qui y rassemble plusieurs musées.

Chronologie de la fondation

Selon la notice officielle du ministère, Saladin (Salah al-Din al-Ayyubi) ordonna la construction de la forteresse en 572 de l’Hégire, soit 1176 apr. J.-C. Le chantier ne s’acheva pas sous son règne : c’est le sultan ayyoubide al-Kamel ibn al-Adel qui compléta l’ouvrage en 604 de l’Hégire (1207 apr. J.-C.). L’écart de trente et un ans entre les deux dates rappelle qu’il faut parler d’un programme de longue durée plutôt que d’une construction unique.

Un siège du pouvoir pendant des siècles

La Citadelle resta la résidence officielle des souverains d’Égypte sous les dynasties successives. Le ministère indique que la résidence fut transférée au palais d’Abdine au milieu du XIXe siècle, à l’initiative du khédive Ismaïl, ce qui met fin à cette fonction. La notice mentionne également la révolution de 1952 parmi les repères historiques du lieu. Dans l’intervalle, chaque régime a laissé sa marque, par des constructions nouvelles et par l’adaptation de celles de ses prédécesseurs.

Les édifices conservés

Parmi les monuments que la notice énumère figurent la mosquée de Muhammad Ali Pacha, qui domine la silhouette de l’ensemble (l’UNESCO la date de 1815–1865, sans préciser les phases de construction et de décor), la mosquée du sultan mamelouk al-Nasir Muhammad ibn Qalawun et la mosquée ottomane de Sulayman Pacha al-Khadim. S’y ajoutent le palais al-Jawhara, le musée de la Police et le musée militaire, installés dans des bâtiments de l’enceinte. La répartition de ces édifices entre les périodes ayyoubide, mamelouke, ottomane et moderne fait de la Citadelle un document construit sur sept siècles, mais elle interdit de lui attribuer en bloc la date de 1176.

Place dans Le Caire historique

L’UNESCO justifie l’inscription du Caire historique par plusieurs critères, dont le critère (i), qui retient les chefs-d’œuvre de l’architecture islamique, et le critère (v), qui souligne un tissu urbain cohérent où se sont côtoyées plusieurs cultures. Dans le texte consulté, la Citadelle apparaît à propos de la forteresse colossale de Saladin, célèbre pour les combats contre les Croisés ; la description d’ensemble insiste sur l’âge d’or de la ville, atteint au XIVe siècle, sous les Mamelouks.

Ce que les sources ne permettent pas de trancher

Les notices officielles donnent un cadre chronologique et une liste de monuments, mais pas de plan détaillé des premières phases. Les emprises de l’enceinte ayyoubide, l’emplacement exact des premières résidences et la part des remaniements postérieurs dans les tours et les courtines restent donc à documenter à partir des études archéologiques et architecturales spécialisées, qui n’ont pas été consultées ici. Il faut, en conséquence, éviter d’attribuer à Saladin les mosquées et les palais visibles, dont les mosquées de l’époque mamelouke, ottomane et moderne. Pour une mise à jour des données pratiques (horaires, tarifs), la page du ministère reste la référence ; elle indique une ouverture quotidienne de 8 h à 17 h.

Sources principales

Sources (consultées le 30 septembre 2026) : Ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, Citadelle du Caire ; UNESCO, Le Caire historique.

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