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Abousir, pyramide de Niouserrê

Illustration du site Abousir, pyramide de Niouserrê
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

La pyramide de Niouserrê se dresse parmi les monuments royaux d’Abousir, construits pendant la Ve dynastie. Le roi fit bâtir son propre tombeau et reprit une chaussée prévue auparavant pour son père Néferirkarê. Le complexe de Niouserrê reliait la pyramide à des temples où se déroulait son culte funéraire. Son temple haut possède un plan inhabituel, adapté aux constructions déjà présentes.

Ce que l’on découvre

La pyramide apparaît aujourd’hui comme une masse de calcaire fortement érodée. À son pied, des murs bas indiquent l’emplacement du temple funéraire. Son tracé en forme de L ne se devine pas immédiatement depuis une vue d’ensemble : il faut suivre les plans issus des fouilles pour comprendre comment les salles contournaient les édifices voisins. Une chaussée descendait vers un temple de la vallée, au bord ancien des terres cultivées. Le site appartient à une nécropole serrée où les complexes de Sahourê, Néferirkarê, Ranéferê et Niouserrê se touchent ou se répondent sans devenir un monument unique.

Son histoire

Niouserrê régna après plusieurs membres de sa famille et fut le dernier roi à édifier son complexe funéraire à Abousir, selon l’Institut tchèque d’égyptologie. Il participa aussi à l’achèvement ou à l’adaptation de monuments de sa mère Khentkaous II, de son père Néferirkarê et de son frère Ranéferê. La chaussée inachevée de Néferirkarê fut réutilisée pour son propre projet. Les fouilles allemandes du début du XXe siècle ont étudié son complexe ; les recherches tchèques et égyptiennes continuent de préciser le paysage de la nécropole et ses différentes phases.

Pourquoi ce lieu compte

Ce monument montre comment un roi construisait dans un espace déjà occupé. L’architecture du temple et le parcours de la chaussée résultent de choix faits au contact de projets plus anciens. Il faut éviter de dessiner une simple suite de complexes identiques : celui de Niouserrê révèle des reprises, des contraintes et des liens dynastiques. Ses ruines sont aussi un bon point de départ pour comparer le tombeau royal avec les mastabas d’officiels installés autour d’Abousir.