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Abousir, pyramide de Néferirkarê

Illustration du site Abousir, pyramide de Néferirkarê
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

À Abousir, la pyramide de Néferirkarê Kakaï domine encore le secteur central de la nécropole malgré son état ruiné. Ce roi de la Ve dynastie succéda à Sahourê. Son complexe funéraire n’a pas été entièrement achevé selon le programme prévu : le temple de la vallée manque et la chaussée projetée fut ensuite utilisée pour le complexe de Niouserrê. Les vestiges sont célèbres aussi pour les archives de papyrus liées au culte du roi.

Ce que l’on découvre

La pyramide a perdu son parement et présente aujourd’hui une masse irrégulière de pierre. Sur son côté oriental, les ruines du temple funéraire montrent des constructions de pierre complétées par de la brique crue. Les espaces où travaillaient les desservants du culte ont livré des documents administratifs. Ces papyrus ne sont plus sur le site : ils sont conservés et étudiés dans des collections. Aucun temple de la vallée achevé ne peut être montré comme appartenant à Néferirkarê. Dans le paysage voisin, d’autres pyramides d’Abousir rappellent que plusieurs rois de la Ve dynastie bâtirent ici leurs propres complexes.

Son histoire

Le monument semble avoir été inachevé à la mort du souverain. Le temple fut adapté pour permettre la poursuite de son culte, notamment avec des constructions de brique crue. La chaussée commencée pour ce complexe fut réemployée dans le programme de Niouserrê. Dès la fin du XIXe siècle, des fragments de papyrus provenant du service funéraire de Néferirkarê entrèrent dans plusieurs musées ; les fouilles et études ultérieures ont mieux expliqué leur contexte. Ils enregistrent des tâches, des biens et des personnels, donnant accès au fonctionnement quotidien d’un temple royal.

Pourquoi ce lieu compte

Le grand intérêt du site vient du rapprochement entre architecture et documents. Les ruines montrent ce qui fut bâti ou modifié ; les papyrus renseignent sur les rites et l’organisation du personnel longtemps après le chantier initial. La pyramide ne doit donc pas être racontée comme un projet simplement abandonné : le culte a fonctionné dans un ensemble adapté. Les archives ne livrent toutefois pas une description complète de chaque salle ou de chaque cérémonie.