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Abou Rawach, pyramide de Rêdjédef

Illustration du site Abou Rawach, pyramide de Rêdjédef
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

À Abou Rawach, au nord-ouest de Gizeh, le roi Rêdjédef, fils de Khéops, établit son complexe funéraire sous la IVe dynastie. Il n’en reste aujourd’hui qu’un noyau très ruiné, adossé à un important relief rocheux. Cette apparence a longtemps fait croire à une pyramide abandonnée avant la fin du chantier. Les fouilles récentes invitent plutôt à prendre en compte une destruction et une exploitation de la pierre beaucoup plus fortes qu’on ne l’imaginait.

Ce que l’on découvre

Le site conserve le rocher central autour duquel la pyramide fut élevée, des maçonneries basses et une grande descenderie conduisant vers les espaces souterrains. Les recherches ont aussi reconnu les enceintes, le temple funéraire, la chaussée et une petite pyramide satellite. Des fragments de statues en quartzite, portant parfois le nom de Rêdjédef, ont permis d’attribuer sûrement le complexe au souverain. Le monument actuel n’est pas un simple tas de ruines isolé : les vestiges dessinent un ensemble royal organisé sur le plateau.

Son histoire

Rêdjédef fit construire ce complexe après le règne de Khéops. La forme achevée de la pyramide n’est plus visible. L’Institut français d’archéologie orientale et l’université de Genève ont réexaminé le chantier et conclu que l’édifice fut vraisemblablement terminé, avant d’être très largement démonté et exploité comme carrière, notamment à l’époque romaine. La chambre funéraire et d’autres parties ont été détruites. Cette conclusion repose sur les fouilles et la lecture du complexe ; elle ne permet pas de connaître chaque détail de son élévation.

Pourquoi ce lieu compte

Abou Rawach rappelle qu’une ruine peut ressembler à un chantier interrompu alors qu’elle résulte surtout de démolitions tardives. Le grand noyau de roche montre aussi comment les bâtisseurs utilisaient la topographie pour réduire la quantité de maçonnerie à poser. Les enceintes et les bâtiments cultuels replacent le roi dans une tradition funéraire comparable à celle de Gizeh. Les images séparées du dossier sont des évocations interprétatives non métriques, pas des relevés exacts.