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El-Hawawich, nécropole d’Akhmîm

Illustration du site El-Hawawich, nécropole d’Akhmîm
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

El-Hawawich est la grande nécropole rupestre d'Akhmim, dans la région de Sohag en Haute-Égypte. Contrairement aux pyramides royales de Saqqarah, ses tombes furent creusées dans les pentes rocheuses pour des responsables de la province et d'autres habitants de rang élevé ou moyen. Le cimetière s'est développé de la fin de l'Ancien Empire à la Première Période intermédiaire ; ses monuments ne relèvent donc pas d'une seule date ni d'un seul propriétaire.

Ce que l’on découvre

Le ministère égyptien décrit plus de 800 tombes sur le site. Une soixantaine conservent des inscriptions ou des scènes, et cinq sont particulièrement bien préservées selon sa notice. Dans certaines chapelles apparaissent des offrandes, des activités agricoles, de la chasse, de la danse et des images du propriétaire. Ces décors parlent des idéaux funéraires et de la société provinciale, mais ils ne sont pas des reportages photographiques. L'architecture varie : les tombes creusées dans la roche n'ont pas toutes le même plan, les mêmes dimensions ni le même statut.

Son histoire

Akhmim était un important centre administratif du neuvième nome de Haute-Égypte. Des responsables locaux furent enterrés à El-Hawawich entre la Ve et la VIIIe dynastie, comme l'a montré l'étude des tombes. Les recherches de l'équipe australienne dirigée par Naguib Kanawati ont documenté le cimetière pendant les années 1980 et 1990. Les travaux universitaires poursuivent l'analyse des plans et des scènes pour comprendre la chronologie, les fonctions et la représentation des propriétaires.

Pourquoi ce lieu compte

La nécropole permet de comparer les élites provinciales avec celles de la région memphite sans supposer qu'elles suivaient exactement les mêmes usages. Un décor peut renseigner sur les titres, les rituels et les choix d'image d'un fonctionnaire ; il doit être relié à une tombe identifiée avant toute conclusion biographique. Les visuels joints offrent une vue et une planche interprétatives, non métriques. Ils ne reproduisent pas une tombe précise ni l'état exact d'un secteur fouillé.