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El-Hawawich, nécropole d’Akhmîm : fiche complète

Planche interprétative consacrée à El-Hawawich, nécropole d’Akhmîm
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

El-Hawawich occupe les reliefs rocheux proches d'Akhmim, chef-lieu du neuvième nome de Haute-Égypte, dans la région actuelle de Sohag. Il s'agit d'un vaste cimetière provincial, non d'un complexe royal. Les tombes à chapelles rupestres appartiennent principalement à la fin de l'Ancien Empire et à la Première Période intermédiaire. L'étude architecturale d'Elizabeth Thompson situe les sépultures de fonctionnaires de rang élevé et moyen entre les Ve et VIIIe dynasties, avec des prolongements ultérieurs du cimetière. Une date unique pour tout le site serait trompeuse.

Présentation générale

L'ensemble documente la gestion d'une province, les carrières de ses responsables et la manière dont ces derniers choisissaient de figurer dans leurs tombes. Son ampleur permet de comparer les plans, les titres et les reliefs au sein d'un même territoire. Le ministère égyptien signale plus de 800 tombes, dont environ 60 conservent des éléments de décor. Cette proportion rappelle qu'une sélection de quelques chambres peintes ne représente pas toutes les sépultures. Les comparaisons avec Saqqarah ou Gizeh servent à étudier des évolutions communes et des choix locaux, sans établir une simple copie du centre royal.

Monuments et vestiges

Les façades et entrées s'étagent sur la pente rocheuse. Des chapelles taillées dans la masse conduisaient aux lieux d'offrandes, tandis que l'inhumation pouvait être placée dans des structures moins accessibles. Les dimensions et aménagements varient d'un propriétaire à l'autre. Les scènes conservées montrent le défunt debout ou assis, parfois observant des activités, pêchant dans les marais, voyageant en bateau ou porté en palanquin. Ces thèmes sont étudiés dans une thèse de Macquarie University.

Chronologie et phases de construction

Les tombes de la période allant de la Ve à la VIIIe dynastie présentent des différences que les chercheurs emploient pour proposer une chronologie relative. L'architecture ne donne cependant pas à elle seule une date exacte : inscriptions, style et contexte doivent être confrontés. Les chercheurs australiens de Macquarie University et de l'Australian Centre for Egyptology ont relevé les tombes et leurs inscriptions à partir des années 1980. Les publications de Naguib Kanawati et de ses collaborateurs, puis les études universitaires de Thompson, ont renouvelé l'interprétation du cimetière. Les pertes de décor et les dégradations imposent de noter l'état observé lors de chaque campagne.

Histoire et fonctions

Les chapelles et les offrandes soutenaient la mémoire et le culte des défunts. Les images agricoles, de chasse ou de transport mettaient à disposition un monde idéal et manifestaient le rang du propriétaire. Elles peuvent contenir des gestes vraisemblables, mais ne sont pas un inventaire neutre de sa vie. Les titres et la taille d'une tombe aident à étudier la hiérarchie des responsables, sans établir une équivalence mécanique entre mesure architecturale et pouvoir réel. Le décor d'un fonctionnaire particulier doit rester attaché à son emplacement, à son inscription et à son état de conservation.

Fouilles et histoire de la recherche

La notice du ministère fournit une vue générale de l'étendue, des périodes et des thèmes préservés. La thèse architecturale d'Elizabeth Thompson examine si des éléments de plan permettent de dater les propriétaires ou de saisir leur rang. Sa recherche sur les scènes analyse les représentations du propriétaire et les compare à d'autres nécropoles de province et de la région memphite. La série des relevés de la Macquarie University, « The Rock Tombs of El-Hawawish », reste une référence de terrain pour identifier des tombes individuelles. Ces ensembles ne doivent pas être remplacés par une illustration générale lorsqu'un détail est requis.

État de conservation et questions de recherche

L'érosion, les pertes de relief et les différences de conservation rendent la documentation inégale. Les cinq tombes que le ministère juge très bien conservées ne résument pas les centaines d'autres.

Sources principales

Sources principales : ministère égyptien du Tourisme et des Antiquités, « El-Hawawish », https://egymonuments.gov.eg/ar/archaeological-sites/el-hawawish/ ; Macquarie University, E. Thompson, « A study of the architecture of the cemetery of El-Hawawish », https://figshare.mq.edu.au/articles/thesis/A_study_of_the_architecture_of_the_cemetery_of_El-Hawawish_at_Akhmim_in_Upper_Egypt_in_the_Old_Kingdom/19435184 ; E. Thompson, « The depiction of the tomb owner », https://figshare.mq.edu.au/articles/thesis/The_depiction_of_the_tomb_owner_in_the_Old_Kingdom_cemetery_of_El-Hawawish_in_Upper_Egypt_a_documentation_and_analysis_of_the_representations_of_tomb_owners_at_El-Hawawish_and_other_provincial_sites/19435046 ; Macquarie University, « The rock tombs of El-Hawawish », https://researchers.mq.edu.au/en/publications/the-rock-tombs-of-el-hawawish-the-cemetery-of-akhmim/ (consultées le 27 septembre 2026).

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