Identification et localisation
Les pistes qui reliaient la vallée du Nil, à Coptos, aux ports de la mer Rouge, comme Bérénice, traversaient le désert oriental. À l’époque romaine, elles étaient jalonnées de petits fortins, les praesidia, installés près des points d’eau.
Architecture
Les fortins, construits en pierre sèche ou en briques, sont de plan carré ou rectangulaire, avec une porte unique et parfois des tours. Ils abritaient un puits ou une citerne, des pièces pour la garnison et des espaces pour les caravanes et les animaux. Didymoi et Dios comptent parmi les mieux étudiés.
Chronologie et fonctions
La plupart des fortins datent du Ier au IIIe siècle apr. J.-C. Ils protégeaient les voyageurs et les marchandises du commerce avec l’Inde, contrôlaient l’eau et servaient de relais. De petites garnisons de soldats y vivaient, avec des civils.
Fouilles et histoire de la recherche
Une mission française, dirigée par Hélène Cuvigny, a fouillé plusieurs de ces fortins à partir des années 1990, en lien avec l’IFAO. Elle y a découvert des milliers d’ostraca, lettres, listes et comptes, qui documentent la vie quotidienne des soldats, leurs approvisionnements et leurs relations avec les populations du désert.
État de conservation et questions de recherche
Les fortins, isolés, sont exposés à l’érosion et aux pillages. Les recherches portent sur l’organisation militaire de la route et sur les échanges entre la vallée et la mer Rouge.
Sources principales
Sources (consultées le 28 septembre 2026) : IFAO, les praesidia du désert oriental (2013).
