En quelques mots
Thônis-Héracléion occupait l’embouchure canopique du Nil, dans la baie d’Aboukir. La ville contrôlait des échanges bien avant la fondation d’Alexandrie et resta active à l’époque ptolémaïque. Les deux noms, égyptien et grec, désignent le même centre portuaire identifié par les inscriptions et les fouilles.
Ce que l’on découvre
Les recherches sous-marines ont repéré chenaux, bassins, épaves, temples et quartiers. Un grand sanctuaire d’Amon de Gereb est identifié par un naos et des textes. Les statues et stèles sorties de l’eau étaient liées à des contextes distincts ; elles ne formaient pas nécessairement un alignement monumental unique.
Son histoire
La ville était un emporion et un point de contrôle douanier entre Méditerranée et vallée du Nil. Les bateaux, ancres et cargaisons renseignent ses activités plus directement qu’une image idéale de cité grecque. Les cultes égyptiens et les échanges internationaux y coexistaient. L’affaissement du sol, les séismes et les changements hydrologiques ont contribué à la submersion de la région canopique. Une date unique de disparition serait trompeuse. Des objets récupérés et exposés en musée sont désormais distincts des structures restées sous l’eau.
