En quelques mots
Canope, à l’ouest de Thônis-Héracléion dans la région canopique, était un centre religieux et urbain du littoral alexandrin. Une partie de ses vestiges repose aujourd’hui sous la baie d’Aboukir. Elle doit être distinguée de la ville de Thônis, même si les deux sites participaient au même paysage de chenaux et de ports.
Ce que l’on découvre
Prospections et fouilles sous-marines ont révélé éléments architecturaux, sculptures et objets de culte. L’identification des secteurs repose sur la combinaison de topographie, inscriptions et textes antiques. Les structures fragmentaires ne permettent pas de restituer tous les sanctuaires avec une façade assurée.
Son histoire
Les cultes d’Osiris et de divinités gréco-égyptiennes ont fait la renommée de Canope. Des processions et rencontres religieuses liaient la région à Alexandrie, mais leur tracé précis varie selon les sources. Les objets rituels ne doivent pas être présentés comme les restes d’une seule fête. L’évolution du delta, l’affaissement et les accidents géologiques ont modifié la côte. Les vestiges sous-marins sont observés dans leur état actuel, souvent déplacés ou enfouis. La différence entre secteur fouillé et ville antique totale doit rester explicite.
