Identification et localisation
Thônis-Héracléion était une ville portuaire située à l’embouchure de la branche canopique du Nil, dans l’actuelle baie d’Aboukir, à l’est d’Alexandrie. Ses vestiges reposent aujourd’hui sous plusieurs mètres d’eau, à quelques kilomètres du rivage. Thônis était son nom égyptien, Héracléion son nom grec.
Chronologie et fonctions
Avant la fondation d’Alexandrie, Thônis-Héracléion était le principal port d’entrée de l’Égypte pour les navires venus de Méditerranée, où l’on percevait les taxes sur les marchandises. Elle abritait un grand temple d’Amon-Gereb, lié à la légitimation des rois. La ville déclina après la fondation d’Alexandrie, puis disparut progressivement sous les eaux, sous l’effet de séismes, de la liquéfaction des sols et de la montée du niveau de la mer.
Les découvertes
Découverte en 2000 par l’Institut européen d’archéologie sous-marine, dirigé par Franck Goddio, en collaboration avec les autorités égyptiennes, la ville a livré les vestiges du temple, des colosses de granite rouge représentant un roi, une reine et le dieu Hâpy, une stèle du pharaon Nectanébo Ier portant un décret sur les taxes, ainsi que des dizaines d’épaves et des centaines d’ancres.
État de conservation et questions de recherche
Les relevés ont progressivement établi un plan d’ensemble, mais les sédiments et l’étendue du site limitent encore les restitutions. Le trait du rivage a changé, si bien que les cartes de l’Antiquité restent des restitutions argumentées. Les bateaux, les ancres et les cargaisons renseignent sur l’activité du port plus directement que toute image idéale de cité.
Sources principales
Sources (consultées le 28 septembre 2026) : IEASM, fouilles sous-marines en Égypte ; Franck Goddio, Héracléion.
