Identification et localisation
Le phare d’Alexandrie se dressait à la pointe orientale de l’île de Pharos, à l’entrée du port Est. Le fort de Qaitbay occupe aujourd’hui son emplacement, et les eaux voisines conservent de nombreux blocs et statues.
Le phare antique
Construit au début du IIIe siècle av. J.-C., sous Ptolémée Ier et Ptolémée II, par l’architecte Sostratos de Cnide, le phare dépassait probablement 100 m de hauteur. Il comprenait plusieurs étages et un feu à son sommet. Compté parmi les Sept Merveilles du monde, il guida les navires pendant plus d’un millénaire, avant d’être ruiné par des séismes au XIVe siècle.
Les vestiges submergés
Depuis 1994, les fouilles sous-marines du Centre d’études alexandrines ont repéré des milliers de blocs, des colonnes, des sphinx, des fragments d’obélisques et des statues colossales, dont certaines représentent des Ptolémées en pharaons. Une partie de ces éléments provient peut-être du phare, d’autres de monuments de la ville, déplacés ou jetés dans la mer à différentes époques.
Histoire et fonctions
Le phare participait au fonctionnement des ports et à l’image de la capitale ptolémaïque. Son nom est devenu le terme désignant les phares dans plusieurs langues. La forteresse de Qaitbay, bien plus tardive, occupe la pointe de l’ancienne île de Pharos ; elle n’est pas un élément du phare, même si elle en remploie des pierres.
État de conservation et questions de recherche
Les blocs submergés sont exposés à la pollution et aux aménagements portuaires. Les recherches portent sur l’identification des blocs et sur la restitution du phare, qui reste en partie hypothétique.
Sources principales
Sources (consultées le 28 septembre 2026) : Ministère égyptien, site submergé du fort de Qaitbay ; Ministère égyptien, port Est d’Alexandrie (vestiges submergés).
