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Fort de Qaitbay, sur le site du phare antique : fiche complète

Planche interprétative consacrée à Fort de Qaitbay, sur le site du phare antique
Composition interprétative non métrique ; les positions et proportions ne constituent pas un relevé de fouille.

Identification et localisation

Le fort de Qaitbay se dresse à l’extrémité orientale de l’ancienne île de Pharos, aujourd’hui rattachée au continent, à Alexandrie. Il occupe l’emplacement du célèbre phare antique et commande l’entrée du port Est. Sa silhouette est devenue l’un des emblèmes de la ville.

Chronologie

Le fort a été construit entre 1477 et 1480 sur l’ordre du sultan mamelouk al-Ashraf Qaitbay, qui venait de visiter Alexandrie. La ville devait être protégée contre la menace croissante de l’Empire ottoman et contre les attaques venues de la mer. Le chantier remploya des blocs du phare, ruiné par des séismes au XIVe siècle, dont les vestiges encombraient encore la pointe de l’île.

Architecture

L’ensemble se compose d’un donjon carré de plusieurs niveaux, cantonné de tours d’angle, au centre d’une vaste cour. Le donjon abritait une petite mosquée, des salles pour la garnison et des magasins. Une double enceinte, flanquée de tours et percée de meurtrières, entoure la cour ; le côté tourné vers la mer était particulièrement renforcé. Des blocs de granite antiques, remployés dans les murs et les fondations, sont encore visibles.

Histoire

Après la conquête ottomane de l’Égypte en 1517, le fort resta occupé par une garnison. Muhammad Ali le fit moderniser au XIXe siècle, en l’adaptant à l’artillerie. En 1882, il fut gravement endommagé lors du bombardement d’Alexandrie par la flotte britannique. Il fut restauré au XXe siècle, puis aménagé en musée.

Le fort et le phare

Le fort appartient à l’histoire médiévale d’Alexandrie et ne reproduit pas l’architecture du phare. Il en conserve cependant l’emplacement et une partie des matériaux. Les fouilles sous-marines menées au pied du fort depuis les années 1990 ont repéré des milliers de blocs, des colonnes et des statues, dont certains pourraient provenir du phare ; ils sont étudiés séparément du monument mamelouk.

État de conservation et questions de recherche

Exposé aux vagues, à l’air salin et à l’érosion du littoral, le fort fait l’objet de travaux de protection et de restauration. Les recherches portent sur les phases de construction mameloukes, ottomanes et modernes, et sur l’identification des blocs antiques remployés.

Sources principales

Sources (consultées le 28 septembre 2026) : Ministère égyptien, fort de Qaitbay ; Ministère égyptien, site submergé du fort de Qaitbay.

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