En quelques mots
Sur la rive ouest du Nil, face à l'extrémité nord de l'île Éléphantine, les falaises de Qoubbet el-Haoua accueillent une nécropole de tombes creusées dans la roche. Plusieurs appartiennent à des gouverneurs et hauts dignitaires de la région d'Assouan, du temps de l'Ancien au Moyen Empire. Le cimetière a ensuite continué d'être utilisé à d'autres périodes. Le nom actuel vient du tombeau à coupole du cheikh Ali Abou el-Haoua, situé au sommet de la colline, et non d'un monument pharaonique.
Ce que l’on découvre
Les façades des tombes ouvrent sur des chapelles taillées dans le rocher, parfois accompagnées de puits et de chambres funéraires. Les inscriptions des gouverneurs éclairent leurs fonctions, leurs familles et leurs liens avec la cour royale ou la frontière méridionale. L'architecture et le décor changent d'une époque à l'autre : on ne peut pas décrire toutes les tombes comme un modèle unique. Les recherches sur les tombes de la VIe dynastie montrent aussi un personnel religieux et administratif autour des responsables locaux.
Son histoire
La situation du site, au-dessus du Nil et face à Éléphantine, relie les monuments à un important centre provincial. Les biographies gravées dans certaines tombes sont précieuses, mais elles présentent la carrière telle que le propriétaire souhaitait la transmettre. Les sources funéraires doivent être confrontées à l'archéologie de l'île et aux autres inscriptions. Les sépultures des personnes de rang moins élevé ont pu occuper d'autres emplacements, y compris au pied des falaises.
Pourquoi ce lieu compte
Qoubbet el-Haoua raconte donc plusieurs siècles d'histoire locale, bien au-delà de la seule VIe dynastie. Ses tombes distinguent les gouverneurs de l'Ancien Empire de ceux du Moyen Empire ; elles ne doivent pas être datées en bloc. Les visuels joints sont des créations interprétatives : le panorama n'est pas une photographie, et
