En quelques mots
Sur la rive ouest de Thèbes, Malkata était une ville de palais et de services construite pour Aménophis III. Elle accueillit la cour et les fêtes-Sed qui renouvelaient symboliquement la royauté. Ses vestiges de brique crue et les traces de l'immense bassin Birket Habu appartiennent à un ensemble plus vaste qu'une résidence isolée.
Ce que l’on découvre
Le visiteur rencontre surtout des murs bas : palais royaux, bâtiments administratifs, habitats, ateliers et temple d'Amon ont perdu une grande partie de leurs élévations. Les fragments de sols, de murs et de plafonds peints témoignent pourtant d'un décor autrefois très riche. Birket Habu était un bassin artificiel d'environ 2,5 kilomètres, situé à l'est des secteurs palatiaux. Plus au sud, la plateforme de Kôm el-Samak est associée aux rites jubilaires. Une vue actuelle ne peut rendre à elle seule l'ampleur de cette ville de fête.
Son histoire
Le chantier avait commencé avant le premier jubilé du souverain, célébré en l'an 30. Deux autres fêtes-Sed eurent lieu aux années 34 et 37 ; les constructions et réparations n'appartiennent donc pas toutes à une seule campagne. Après la mort d'Aménophis III, la ville fut largement délaissée. Le Metropolitan Museum a fouillé Malkata au début du XXe siècle ; d'autres missions ont ensuite étudié le bassin, les quartiers et la conservation des vestiges.
Pourquoi ce lieu compte
Les tombes et les temples disent beaucoup sur la royauté égyptienne, mais Malkata en montre aussi la vie matérielle. Des étiquettes de jarres documentent le ravitaillement des jubilés et nomment des responsables. Les palais, logements et ateliers révèlent le travail nécessaire aux cérémonies. Comme les murs de terre crue sont fragiles et souvent incomplets, toute image restituant la ville doit rester une hypothèse clairement signalée.
