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Pyramide à tranches de Zaouiyet el-Aryan

Illustration du site Pyramide à tranches de Zaouiyet el-Aryan
Illustration créée pour Visite Égypte. Évocation du site ; elle ne documente pas l’état exact d’un secteur fouillé.

En quelques mots

À Zaouiyet el-Aryan, entre Gizeh et Saqqara, une pyramide inachevée rappelle les recherches architecturales de la IIIe dynastie, au début de l’Ancien Empire. On l’appelle « pyramide à tranches » parce que son noyau fut élevé par couches successives inclinées vers l’intérieur. Elle est souvent associée au roi Khaba, mais aucun nom royal n’a été trouvé dans la pyramide même. Ce vestige invite à regarder une construction en cours plutôt qu’une silhouette achevée.

Ce que l’on découvre

Le monument apparaît aujourd’hui comme une masse basse et ruinée, loin de l’image d’une grande pyramide complète. Ses maçonneries permettent de reconnaître le principe de couches adossées à un noyau central. Les explorations anciennes ont aussi décrit une infrastructure souterraine avec accès et espaces internes ; les plans publiés ne concordent pas sur tous les détails. À proximité se trouve la mastaba Z500, tombe rectangulaire distincte de la pyramide. Des vases portant le nom d’Horus Khaba y ont été découverts. Ils éclairent l’histoire du secteur, sans prouver à eux seuls que Khaba fut enterré dans la pyramide.

Son histoire

La pyramide appartient vraisemblablement à la IIIe dynastie, après les premières grandes pyramides à degrés de Saqqara. Son chantier n’a pas atteint la hauteur prévue. La date précise, le commanditaire et la raison de l’arrêt restent incertains. Des voyageurs et archéologues ont décrit le lieu au XIXe siècle ; des fouilles plus détaillées furent menées au début du XXe siècle, notamment par Alessandro Barsanti puis George Reisner et Clarence Fisher. Le site est distinct d’une autre pyramide inachevée, plus au nord dans la même nécropole, souvent appelée la « Grande Fosse ».

Pourquoi ce lieu compte

Le site montre que l’histoire des pyramides ne se réduit pas à une succession de monuments terminés. La disposition des couches révèle une manière de bâtir et la faible hauteur conservée rend visible l’inachèvement. L’attribution à Khaba repose surtout sur des indices de voisinage et des comparaisons architecturales : elle demeure une hypothèse.