En quelques mots
La pyramide de Sésostris Ier se dresse dans la partie sud de la nécropole d'El-Licht. Le roi, appelé aussi Senousert Ier dans les publications, succéda à Amenemhat Ier au début de la XIIe dynastie. Son complexe funéraire est distinct de la pyramide de son prédécesseur située plus au nord. Les deux monuments signalent le rôle d'El-Licht dans le paysage politique et funéraire du Moyen Empire, près de la région où l'on recherche la capitale Itjitaouy, encore non localisée avec certitude.
Ce que l’on découvre
Le complexe comprenait une pyramide principale, des temples et une enceinte. À l'intérieur de celle-ci, plusieurs petites pyramides étaient destinées à des femmes de la famille royale ; l'étude du Metropolitan Museum of Art en décrit neuf. Des tombes de membres de l'élite occupaient également les alentours. Aujourd'hui, la pyramide est largement ruinée. Ses vestiges n'offrent plus le profil régulier qu'elle devait présenter dans l'Antiquité, et de nombreuses pierres ont été déplacées ou récupérées.
Son histoire
Des panneaux de pierre portant le nom de Sésostris Ier ornaient l'enceinte ; le Met signale qu'une centaine de panneaux étaient prévus, et en a reconstitué quatre à partir de fragments. Les recherches ont aussi révélé des pièces de bois liées aux voies de chantier employées pendant la construction. Ces éléments rapprochent l'architecture monumentale du travail concret des bâtisseurs. Ils ne suffisent toutefois pas à retrouver chaque étape du chantier ni l'aspect complet de toutes les dépendances.
Pourquoi ce lieu compte
Le site est important pour comprendre la tombe royale comme ensemble organisé : pyramide, culte du roi, sépultures de proches et chemins de construction y formaient un paysage complexe.
